ANDRÉOLI René, Albert, Vincent

Par Jacques Girault

Né le 12 décembre 1910 à Bordeaux (Gironde), mort le 4 septembre 1960 à Toulon (Var) ; ouvrier à l’Arsenal maritime de Toulon ; militant communiste ; résistant ; conseiller municipal de Carnoules (Var)..

Son père, chef de gare de Bordeaux, prisonnier en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale, s’évada et fut pensionné comme grand mutilé de guerre. Sa mère, après 1945, devint cuisinière à la Préfecture maritime de Toulon. René Andréoli, ouvrier électricien au central téléphonique de l’Arsenal maritime de Toulon, se maria à Carnoules (Var) en juin 1934. Le couple eut un fils qui fut seulement baptisé. Il habitait à Carnoules et René Andréoli quitta le Parti socialiste SFIO pour adhérer au Parti communiste à la fin des années 1930.
Pendant la guerre, en septembre 1941, agent du réseau F2 (réseau franco-polonais) sous le pseudonyme de “Dréo“, responsable local de l’Armée secrète, il fut membre des MUR.

Membre du Comité local de Libération, le 26 août 1944, René Andréoli fut désigné, le 18 octobre 1944, pour la délégation municipale provisoire, membre des commissions des fêtes, des travaux. Il fut élu, le 29 avril 1945, sur la liste « d’union républicaine antifasciste », avec 556 voix sur 1 174 inscrits. Réélu le 19 octobre 1947, avec 612 voix sur 757 votants, il ne se représenta pas en 1953.

Chef d’équipe au central téléphonique de l’arsenal, il était au début des années 1950 secrétaire adjoint du syndicat CGT des chefs d’équipe. Il était alors membre de la cellule communiste de la direction de l’intendance maritime.

René Andréoli mourut à l’hôpital maritime Sainte-Anne de Toulon et fut enterré civilement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17562, notice ANDRÉOLI René, Albert, Vincent par Jacques Girault, version mise en ligne le 18 octobre 2010, dernière modification le 20 mai 2019.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F 7 15371. — Arch. Dép. Var, 18 M 89, 99. — Arch. Com. Carnoules. — Presse locale. — Renseignements fournis par la veuve de l’intéressé. — Notes de Jean-Marie Guillon.

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