BOURDY Roger [Georges, Aristide, Roger]

Par Jean-Pierre Besse, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 14 août 1907 à Cezais (Vendée) ; fusillé le 26 janvier 1944 au camp militaire de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) suite à une condamnation à mort ; boucher ; militant communiste ; résistant ; FTPF-FFI.

Roger Bourdy
Roger Bourdy
Association des familles de fusillés (MRN).

Roger Bourdy était le fils de Georges Bourdy, employé des chemins de fer de l’État, et d’Armandina Alida Clotilde Baritaud, ménagère. Il avait épousé Jeanne Gabrielle Angèle Eudoxie Gibaud le 23 avril 1930 à Triel-sur-Seine (Seine-et-Oise, Yvelines). Le couple, qui avait un enfant, était domicilié 88, rue Doumer à Triel-sur-Seine (Seine-et-Oise).

Mobilisé en 1939 et fait prisonnier en 1940 il s’évada et entra dans la résistance. Il fut d’abord responsable de la résistance communiste dans la région de Dijon (Côte-d’or) puis devint, en septembre 1941, responsable départemental du Front national dans la Marne. Il fut obligé de quitter la région et devint en juin 1942, sous le pseudonyme de « Philippe », interrégional pour le Doubs, la Haute-Saône et la Haute-Marne. Pour des raisons de sécurité, il fut à nouveau muté fin 1942 dans le Sud-Ouest comme interrégional politique et commandant militaire des FTP pour le Sud-Ouest (groupe Bourgois).
En Gironde, sous le pseudonyme de « Pierre », il fut arrêté le 21 septembre 1943, quai de la Souys, à Bordeaux dans le cadre du démantèlement du groupe Bourgois.
Albert Ouzoulias écrit qu’il fut dirigeant du Parti communiste et du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France pour le Doubs et la Haute-Saône et que plus tard il assura les fonctions de commissaire régional aux effectifs pour les FTP. Une note stipule aussi qu’il fut interrégional FTP pour la région bordelaise et arrêté durant l’été 1943 en gare de Lormont.

Condamné à mort par le tribunal de la Feldkommandantur 529 le 20 janvier 1944, il a été fusillé le 26 janvier 1944 dans le camp militaire de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) avec seize militants arrêtés en même temps que lui dont Maurice Bourgois.

Roger Bourdy a été reconnu « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant lui a été décerné, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 2 septembre 1959 publié au JO du 13 septembre 1959.

À Rochefort, son nom est inscrit avec le prénom de Georges, son premier prénom à l’état-civil, sur le monument aux morts et sur la stèle des déportés et fusillés.
À Martignas-sur-Jalle, il figure sur le Mémorial du camp de Souge.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17563, notice BOURDY Roger [Georges, Aristide, Roger] par Jean-Pierre Besse, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 12 février 2021.

Par Jean-Pierre Besse, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Roger Bourdy
Roger Bourdy
Association des familles de fusillés (MRN).

SOURCES : SHD, Vincennes, GR 16 P 81 748. — DMPA, BMC, dossier. – René Terrisse, Bordeaux 1940-1944, Perrin, 1993. – Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la jeunesse, Livre club Diderot, 1969, p. 330-331. Comité du souvenir de Souge les 256 de Sougeop.cit.p.162. — État civil Cezais (acte de naissance).

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