GONDOLO Jean [pseudonyme dans la Résistance : Berthelot]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 18 juin 1922 en Italie, problablement dans la région de Cuneo (Piémont), exécuté le 15 juin 1944 à Le Chaffaut-Saint-Jurson (Alpes-de-Haute-Provence) ; résistant FTPF, chef de maquis.

Venant de Cornillon-Confoux (Bouches-du-Rhône), probablement militant communiste, Jean Gondolo rejoignit les maquis FTP de la vallée d’Asse dans les Alpes-de-Haute-Provence (Basses-Alpes) dans l’été 1943 avec son cousin Charles Pellegrino. D’abord affectés au camp de la ferme Polignac, quartier de Bellegarde, à Estoublon, puis à La Bégude fin septembre, ensuite au Chambon, sur le plateau de Saint-Jeannet début novembre, ils rejoignirent un quatrième camp au Haut-Auran (commune de Norante) en janvier, avant de rejoindre un peu plus tard la ferme Laval à Lambruisse, puis le camp de Douroule à Clumanc. Immatriculé 62 110, Jean Gondolo fut l’un des éléments les plus actifs de la 2e compagnie FTP. Il participa à de nombreuses actions (sabotages de lignes téléphoniques et du canal de Sainte-Tulle, "récupérations" d’armes parachutées, etc.) et il assura même le commandement de la compagnie lorsqu’elle fut attaquée le 3 février 1944. Il fut ensuite nommé commandant militaire (commissaire aux opérations) de la 5e compagnie « légale » le 1er mars 1944. Cette compagnie englobait les groupes de Clumanc/Tartonne, Barrême, Saint-André-les-Alpes et Castellane.

Il fut arrêté en mission le 8 ou 9 juin 1944 près de la gare de Barrême. Il fut surpris par ’arrivée d’un convoi allemand en sortant du village. Il portait une veste de soldat italien qui l’aurait fait repérer, mais, selon son cousin, il aurait été signalé involontairement aux Allemands par une femme qui voulait lui demander des nouvelles de son fils. Interrogé à la villa Marie-Louise, siège du Sipo-SD à Digne (Alpes-de-Haute-Provence/Basses-Alpes), il fut abattu sur les bords de la Bléone, près de la gare de Gaubert, non loin du Chaffaut, avec Fred Pascaud, le 15 juin. Une stèle érigée après la Libération rappelle ces exécutions, mais Gondolo fut porté disparu jusqu’en juin 1989.

Il fut inhumé d’abord au cimetière du Chaffaut, puis ses restes furent transférées à Cornillon le 27 novembre 1993. Son nom figure sur le monument aux morts de cette commune et sur celui de la commune de Clumanc.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article175879, notice GONDOLO Jean [pseudonyme dans la Résistance : Berthelot] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 7 octobre 2015, dernière modification le 20 janvier 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : site Mémoire des hommes SHD Vincennes GR 16 P 262520. — Jean Garcin, De l’armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940-20 août 1944, Digne, 1983. — Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre Mondiale dans les Basses-Alpes, Digne, Secrétariat aux Anciens Combattants–Commission départementale de l’Information historique pour la Paix des Alpes-de-Haute-Provence, 1992. — Charles Pellegrino, La Résistance au pays des trois Asses. Mon parcours avec les francs-tireurs, Clumanc, Éditions du Château, 2007. — Guillaume Vieira, La répression de la Résistance par les Allemands à Marseille et dans sa région (1942-1944), Aix-en-Provence, thèse d’histoire, Université d’Aix-Marseille, 2013.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément