SEVI Raymond, Maurice

Par Daniel Grason

Né le 7 décembre 1902 à Paris (XIIe arr.), mort le 5 juillet 1987 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) ; commandant à l’État-Major des F.F.I. de Toulouse (Haute-Garonne), capitaine dans l’armée française, membre du cabinet de Marcel Paul ministre de la production industrielle, directeur des achats, courtier en vins ; communiste ; membre du bureau national pour la réhabilitation d’André Marty.

Fils de Jacob, négociant et de Rachel, née Mahalalel, Raymond Sevi était l’aîné de la famille, naquirent ensuite Jean (1909) et René (1912). Jacob Sevi naquit à Constantinople (Turquie) et Rachel à Jérusalem (Palestine), les Sevi arrivèrent en France en 1888, Jacob Sevi dit Jacques devint Français par décret du 6 mai 1911. Négociant, il ouvrit un commerce d’articles de Chine au 74 boulevard Haussmann à Paris (IXe arr.). Le négoce était florissant, la famille vivait 124 rue Legendre, (XVIIe arr.) Jacob Sevi était franc-maçon membre de la Grande Loge de France (GLF), et de son conseil fédéral en 1926.
Raymond Sevi effectua son service militaire de 1922 au 10 mai 1924 au sein au sein du 131e Régiment d’artillerie lourde. Il épousa Marcelle Paumé le 5 juillet 1924 à Paris (XVIIe arr.), le couple eut deux enfants, habita impasse du Poirier à La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Il était adhérent du parti communiste, exerçait la profession de courtier en vins pour des maisons de la région bordelaise. Rappelé le 12 septembre 1939 au 194e Régiment d’artillerie, il fut démobilisé en août 1940 avec le grade de maréchal des logis. Son frère René Sevi, militant communiste, résistant FTP était arrêté le 27 août 1942 vers 17 heures par des inspecteurs de la BS2 à l’angle des rues Saint-Charles et Balard à Paris (XVe arr.). Déporté à Auschwitz (Pologne), il y mourut le 15 août 1943.
Au cours de l’année 1943 Raymond Sevi rejoignit les FTP dans le sud-ouest, il aurait pris part à plusieurs engagements contre l’armée allemande en août 1944. Commandant à l’Etat-Major des F.F.I de Toulouse, il intégra l’armée à la direction de l’intendance. Sa situation fut validée par décrets, nommé sous-lieutenant le 1er juin 1943, lieutenant le 1er juin 1944 et capitaine le 1er juin 1945. Titulaire de la médaille de la Résistance le 11 juillet 1946, il obtint son détachement du 15 juin 1946 au 1er janvier 1947 au cabinet de Marcel Paul, ministre de la production industrielle. Il demanda sa mise en disponibilité le 16 janvier 1947.
Il entama une courte carrière de directeur des achats à la Fédération nationale des groupements d’achats dont le siège était 12 rue du Renard à Paris (IVe arr.), il y resta jusqu’en juin 1948. Il redevint courtier en vins dans le Bordelais, habita avec sa famille dans un pavillon au 53 avenue de Rigny à Bry-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne).
Le 20 décembre 1957, dans l’enceinte du Théâtre des Arts [Hébertot] à Paris (XVIIe arr.), il interrompit avec une quarantaine d’anciens résistants la représentation de « La Reine de Césarée » de Robert Brasillach, écrivain, rédacteur à l’hebdomadaire antisémite Je suis partout, jugé, condamné à mort, et passé par les armes le 6 janvier 1945 au fort de Montrouge (Seine, Val-de-Marne).
En désaccord avec le parti communiste, il adhéra en 1964 au Comité d’Honneur National pour la réhabilitation d’André Marty, il fit partie du bureau national.
Il divorça le 9 juin 1962, se remaria le 31 octobre 1962 avec Léa Charlet en mairie de Lodève (Hérault). Le couple vécut au Clos Marianne, rue des Lutins à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, Hauts-de-Seine). Raymond Sevi mourut le 5 juillet 1987 à La Ciotat, il était Chevalier de la Légion d’Honneur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article176015, notice SEVI Raymond, Maurice par Daniel Grason, version mise en ligne le 13 octobre 2015, dernière modification le 24 juin 2021.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. 77 W 1709. – Le Débat Communiste, n° 26 et 28 du 15 avril et du 15 juin 1964. – État civil, Paris 12e arrondissement.

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