MAUDOU Léon, René

Par André Balent, Claude Pennetier

Né le 28 février 1908 à L’Aiguillon ( Ariège), tué le 22 août 1944 à Durban-sur-Arize (Ariège) ; ouvrier drousseur puis drapier (textile de Lavelanet) ; résistant de l’Ariège (FTPF).

Léon Maudou (1908-1944)
Léon Maudou (1908-1944)
Cliché : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla

Fils de Baptiste Maudou, fileur, et de Joséphine Sicre, sans profession, Léon Maudou etait issue d’une famille de treize enfants dont il était le cinquième. Il naquit à L’Aiguillon, à mi-chemin entre Bélesta et Lavelanet, les deux principaux bourgs du Pays d’Olmes. Jusqu’à onze ans, il fut scolarisé à à l’école publique de Lavelanet. Drousseur (ouvrier dont l’emploi est d’engraisser la laine avec de l’huile et de la carder avec de grandes cardes de fer), aux établissement Viale puis Graulle, il fit son service militaire en 1928. Le 18 juillet 1931, il épousa Marie Augustine Chaubet. Le couple, domicilié à Lavelanet (Ariège) eut trois enfants : Christiane en 1932, Suzanne en 1936, Serge en 1944. Il fut après son retour de l’Armée et jusqu’à sa mort, ouvrier drapier à la filature Couquet de Lavelanet.
Résistant depuis 1943, FTPF (3103e compagnie de l’Ariège, formée dans le Pays d’Olmes) et commandée par René Burg, il combattit sous le nom de Léonard, comme agent de liaison et saboteur. Il assura le ravitaillement de divers maquis et cacha des armes avec l’aide d’un des ses neveux Gilbert Eychenne. Il participa à l’exécution de miliciens, en particulier de William, de Lavelanet. Il participa à divers sabotages : sur des locomotives à Lavelanet, à la centrale électrique de Lavelanet ; destruction de pylônes électriques. Il a caché des armes chez lui.
Il fut tué pendant la bataille de Castelnau-Durban (Ariège) menée, les 21et 22 août 1944 par plusieurs maquis contre une colonne allemande qui refluait vers l’est. Le 22 août 1944, en compagnie de l’abbé Léon Ferran et avec plusieurs résistants, il tenta de s’emparer d’une colline au sud de Durban. Les maquisards furent pris entre deux feux et Léon Maudou fut blessé au ventre par une rafale de mitraillette puis tué par un coup de revolver à la tempe. Moururent avec lui Paul Bergère et Albert Trafiquant.

Il fut homologué comme sous-lieutenant chef de groupe du 1er détachement FTP. Son nom figure sur le monument de Castelnau-Durban qui commémore les victimes résistantes et civiles de cette bataille ainsi que deux autres enfants de la localité, résistants, tués à Foix (Clovis Dedieu) ou à Toulouse (Viadieu Achille). Il est également inscrit sur les monuments aux morts de Lavelanet (Ariège) et de Castelnau-Durban (Ariège). Il figure aussi sur la stèle commémorative de Castelnau-Durban (Ariège) érigée afin de commémorer les victimes de la seconde Guerre mondiale et plus particulièrement celles tuées au combat ou massacrées les 21 et 22 août 1944 à Rimont, Castelnau-Durban et Durban-sur-Arize (Ariège).

Léon Maudou a reçu la mention « Mort pour la France ».

Résistants morts en action et victimes civiles, Castelnau-Durban et Durban-sur-Arize, 22 août 1944.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article176154, notice MAUDOU Léon, René par André Balent, Claude Pennetier, version mise en ligne le 21 octobre 2015, dernière modification le 15 septembre 2020.

Par André Balent, Claude Pennetier

Léon Maudou (1908-1944)
Léon Maudou (1908-1944)
Cliché : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla

SOURCES : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla, dossier Maudou. — Notes de Suzanne Maudou, seconde fille de Léon Maudou, janvier 2018. — Claude Delpla, Bataille de Rimont et de Castelnau-Durban … L’Ariège était libérée, Saint-Girons, Imprimerie Barrat, 1994, 39 p. [p. 19, p. 38]. — Claude Delpla, La Libération de l’Ariège, Toulouse, Le Pas d’oiseau, 2019, 514 p. [pp. 236-238]. — État civil. — Site MemorialGenWeb consulté par André Balent (1er janvier 2019 et 15 septembre 2020).

Version imprimable Signaler un complément