BOURRAT Léon

Par André Balent

Né le 6 septembre 1909 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), mort le 17 août 1979 à Perpignan ; employé à la mairie de Perpignan ; militant du Parti communiste.

Fils d’un employé municipal de Perpignan, alors qu’il suivait ses études à l’école primaire supérieure de Perpignan, Léon Bourrat fut très influencé par son professeur de français et d’histoire, Pierre Pacouil* qui fut un des principaux dirigeants du Parti communiste dans les Pyrénées-Orientales entre 1921 et 1928, date de son exclusion. Dès cette époque, Léon Bourrat, encore adolescent, sympathisait avec le Parti communiste. Toutefois il n’y adhéra qu’au moment des événements de février 1934.
Sa première expérience militante, il la fit dans les rues de Perpignan lors de la grande manifestation unitaire anti-fasciste qui affronta durement les Ligues de l’extrême-droite nationaliste. Dès 1935 Léon Bourrat représentait le Parti communiste au sein du comité départemental Amsterdam - Pleyel contre la guerre et le fascisme avec Joseph Guisset*. En 1936 la Région catalane du Parti communiste désigna Léon Bourrat comme représentant au comité départemental de Front populaire dont il fut secrétaire pendant quelques mois. A ce titre il parcourut le département des Pyrénées-Orientales et participa à de nombreuses réunions publiques. Pendant la guerre civile espagnole, le comité départemental de Front populaire organisa de nombreuses collectes de vivres, de vêtements et de médicaments en faveur de l’Espagne républicaine. Léon Bourrat s’occupa également de l’organisation de franchissements clandestins de la frontière franco-espagnole par des volontaires des Brigades internationales. Avec Jacques Grésa, député communiste dans la région parisienne, originaire des Pyrénées-Orientales, et Raymond Bossus, il effectua plusieurs déplacements, en mission en zone républicaine espagnole.
En novembre 1938, Léon Bourrat alla suivre les cours de l’École centrale du Parti communiste à Arcueil. Dès 1936, il avait été élu au comité et au bureau de la Région catalane du Parti communiste (dont les limites territoriales coïncidaient avec celles du département des Pyrénées-Orientales). Jusqu’en 1939, il fut constamment réélu membre des organismes dirigeants de la Région catalane du PC. Léon Bourrat fut également candidat à Perpignan à une élection cantonale (10 octobre 1937).
Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier en 1940 et demeura en Allemagne, travaillant dans une exploitation agricole près de Lübeck jusqu’en 1945.
Après la Libération, le Parti communiste le présenta dans le canton d’Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) pour le scrutin de renouvellement des conseils généraux (septembre 1945). Il obtint 2 278 voix contre 3 521 au socialiste SFIO Marceau Banyuls et 1 705 au radical Gaston Pams.
En 1947, lors de la conférence fédérale réunie à Prades, Léon Bourrat fut élu avec Fernand Cortale et Raoul Vignettes membre d’un secrétariat fédéral tricéphale. À partir de 1950, la maladie le tint éloigné pendant quelque temps de l’action militante. Quelques années plus tard il entra au comité de rédaction du Travailleur Catalan, hebdomadaire du PCF dans les Pyrénées-Orientales. Il en était toujours membre en 1975. Dans les années 1950, et jusqu’à sa disparition en 1956, il collabora aussi au Patriote du Sud-Ouest, de Toulouse (Haute-Garonne), journal communiste diffusé aussi dans les Pyrénées-Orientales. Il en était le correspondant pour son département de résidence.
Militant du syndicat national des cadres communaux (CGT), Léon Bourrat est, depuis 1954, membre du bureau et du secrétariat national de cette organisation.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17626, notice BOURRAT Léon par André Balent, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 10 avril 2018.

Par André Balent

SOURCES : RGASPI, 495 270 4697. — État civil de Perpignan. — Le Travailleur Catalan, hebdomadaire de la région catalane du PC, 20 février 1937, 25 septembre 1937, 22 janvier 1938, 17 septembre 1938, 11 décembre 1938. — Témoignage de M. Léon Bourrat. — Roger Bernis, Les Pyrénées-Orientales sous la IVe République, thèse de droit dactylographiée, Montpellier, 1971.

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