PONS Noël, Célestin, Justin

Par Daniel Grason

Né le 16 décembre 1916 à Joch arrondissement de Prades (Pyrénées-Orientales), tué le 20 août 1944 à Nanterre (Seine, Hauts-de-Seine) ; militaire ; ajusteur affûteur ; gardien de la paix ; F.F.I.

Fils de Célestin Jean, agriculteur, et de Marie, née Cassany, sans profession, Noël Pons alla à l’école primaire. Il habita avec ses parents de 1924 à février 1934 au 52 rue Jules-Ferry à La Garenne-Colombes (Seine, Hauts-de-Seine). Il devint apprenti ajusteur de septembre 1930 à septembre 1933 aux Ateliers Bernard 27 rue du Gros-Murger à Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise, Yvelines).
Il s’engagea le 2 février 1934 pour cinq ans dans la marine, fut affecté au 5ème dépôt des Équipages de la Flotte à Toulon (Var). Revenu à la vie civile, il travailla comme ajusteur affûteur aux Établissements Calmels et Cie outillage de précision au 40 boulevard de la République à La-Garenne-Colombes. Il épousa le 29 avril 1939 Gilberte Marty en mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le couple eut un enfant, habita 11 place de la Liberté à La-Garenne-Colombes. Mobilisé la 3 septembre 1939 au 1er Dépôt de la Flotte à Cherbourg (Manche), sa démobilisation eut lieu le 18 juin 1940. Il reprit son travail d’ajusteur affûteur chez Calmels jusqu’au 13 octobre 1942.
Ayant postulé un emploi auprès de la Société des Chemins de fer où travaillait son frère Désiré et à la préfecture de police pour devenir gardien de la paix. Il reçut une réponse positive de la police. Noël Pons débuta le 19 octobre 1942 au commissariat de Courbevoie (Seine, Hauts-de-Seine). Il souhaitait progresser : « servir fidèlement l’administration et devenir agent en civil ».
Muté au commissariat de Puteaux, le 20 août 1944 vers 19 heures 45 avec trois autres gardiens de la paix, il fut chargé de transporter un blessé à l’Hôpital départemental de Nanterre. À la hauteur du pont de Rouen, Noël Pons fit arrêter le véhicule pour arracher des panneaux de signalisation allemands, deux autres policiers l’accompagnèrent. Des soldats allemands retranchés dans un blockhaus tirèrent une rafale de mitrailleuse sur les policiers, Noël Pons touché à la poitrine s’effondra foudroyé. Son frère Désiré qui habitait à La Garenne-Colombes reconnut son corps à l’hôpital de Nanterre.
Inhumé au cimetière parisien de Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis), sa ré-inhumation se déroula le 30 août à La Garenne-Colombes au cimetière communal. Déclaré « Victime du devoir », Noël Pons nommé brigadier fut cité à l’Ordre de la Nation (JO du 20 décembre 1944) et décoré de la Légion d’Honneur (JO du 3 janvier 1945) il fut homologué F.F.I. La rue de Colombes devint rue Noël-Pons par décision du Conseil municipal de Nanterre. Le 12 novembre 1944 la Municipalité de La Garenne-Colombes fit apposer une plaque rappelant le sacrifice de Noël Pons, son nom figure sur le Monument aux morts de la ville, et sur la liste des policiers morts pour la Libération de Paris au Musée de la police 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris (Ve arr.),

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article176689, notice PONS Noël, Célestin, Justin par Daniel Grason, version mise en ligne le 12 novembre 2015, dernière modification le 11 novembre 2018.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. BA 1801, CB 90.35, KC 29. – AC 21 P 138281. – Bureau Résistance : GR 16 P 485572. – Site internet GenWeb. — État civil.
PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo.

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