BOYER Francine [née AZEMAR Francine, Marie-Jeanne]

Par Jacques Girault

Née le 29 août 1937 à Almayrac (Tarn) ; institutrice puis professeure ; maire communiste de Saint-Benoit-de-Carmaux (Tarn) de 1977 à 1989.

Troisième fille sur sept filles de Marcel, Marius, Ernest Azémar, né à Almayrac, le 10 mai 1911, mineur syndicaliste CGT, et d’Odette, Madeleine, Augusta, Maria Gineste, née le 5 février 1916 à Cassagnes-Bégonhes (Aveyron), sans profession, militante communiste, Francine Azémar fut baptisée. Élevée dans une famille de militants communistes, elle participa dès sa jeunesse à de nombreuses activités militantes. Une de ses sœurs, épouse de Roland Foissac*, secrétaire de la fédération du Tarn du PCF, puis conseiller général, fut membre du comité central du PCF dans les années 1980 et adjointe au maire d’Albi (1977-1995).

Élève des écoles primaires d’Almayrac puis de Fontgrande à Saint-Benoît-de-Carmaux, elle fréquenta le cours complémentaire de Carmaux, et fut admise à l’École normale d’institutrices d’Albi en 1954. Elle effectua une année à l’École normale de Montpellier (Hérault) où elle obtint le baccalauréat « mathématiques élémentaires ». De 1955 à 1970, dans le cadre des Francs et franches camarades, elle encadra les loisirs des enfants de Carmaux, avant de devenir la directrice des centres de vacances des FFC du Tarn.

Institutrice au Riols (Tarn), elle fréquenta une année la faculté des sciences de Toulouse en 1959-1960 et devint maîtresse de mathématiques-physique au collège d’enseignement général de Valence d’Albi (1960-1961), puis au CEG Gambetta à Carmaux, enfin au collège de la Verrerie à Blaye-les-Mines jusqu’à sa retraite en 1987.

Francine Azémar adhéra très jeune aux Jeunesses communistes, puis au Parti communiste français en 1960 à Toulouse. Secrétaire d’une cellule, membre du comité de la section de Carmaux au milieu des années 1960, puis du bureau de la section dans les années 1980, elle entra au comité de la fédération communiste en 1964 et demanda quelques années après à ne pas être réélue.

Elle épousa exclusivement civilement le 27 octobre 1969 à Pampelonne (Tarn), Jacques Boyer, mineur de fond, militant syndical (CGT) et communiste, qui avait deux enfants. Leur fils naquit en 1971. Son mari fut membre du comité fédéral dans les années 1980.

En 1971, candidate en troisième position sur la liste communiste aux élections municipales de Saint-Benoit-de-Carmaux, elle ne fut pas élue. Élue le 13 mars 1977, avec 1 123 voix, à la tête d’une équipe « d’union de la gauche » dirigée par des communistes, sans des socialistes qui, n’ayant pas obtenu de conduire la liste, avaient refusé d’y participer. Son programme comprenait notamment la défense des activités minières, de l’école, l’amélioration des infrastructures municipales, le développement de la culture et des loisirs. Elle devint la première femme élue maire dans le bassin minier de Carmaux et le conseil, sur vingt-trois membres, comprenait douze femmes. À la tête d’une liste d’union de la gauche, cette fois avec des socialistes, elle fut réélue, le 6 mars 1983, obtenant personnellement 1 401 voix sur 2 473 inscrits.

Pendant ses deux mandats, Francine Boyer lutta contre les fermetures des mines du bassin de Carmaux, des aciéries et fonderies du Saut du Tarn à Saint-Juéry et de classes de l’école de la cité minière de Fontgrande. Elle obtint la remise en état de la voirie et des réseaux des cités minières avec des crédits d’État. Entre autres, elle présida à la création d’une bibliothèque et d’une salle de cinéma. Elle fit célébrer la Journée internationale des femmes, le 8 mars, avant l’officialisation de celle-ci.

Francine Boyer fut candidate au conseil général en 1988 dans le canton de Carmaux-Nord. Allant habiter L’Union dans la banlieue de Toulouse, elle ne se représenta pas en 1989.

Toujours syndiquée au Syndicat national des instituteurs, elle adhéra au SNUipp et partant à la Fédération générale des retraités de la Fonction publique. En 2005, elle était membre de la commission des retraitées du syndicat. En 2005, elle habitait Albi et militait dans la cellule du quartier du Breuil.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17731, notice BOYER Francine [née AZEMAR Francine, Marie-Jeanne] par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 19 janvier 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. mun. Saint-Benoît-les-Carmaux. — Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressée.

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