WAYSAND Georges (très provisoire)

Né le 30 avril 1941 à Bruxelles (Belgique) ; chercheur scientifique ; physicien ; membre du bureau national de l’UEC en 1963-1964 ; exclu du PCF en janvier 1967.

Né dans une famille de juifs polonais, Georges Waysand vécut à Paris à partir de juillet 1941 mais il ne connut quasiment pas son père, Jean Waysand, ingénieur électricien, entré dans la résistance communiste en octobre 1941 et dans la clandestinité en juin 1942 puis fusillé le 15 décembre 1942 au fort du Vert-Galant à Wambrechies (Nord).
L’enfant unique resta sans papiers jusqu’à l’âge de dix ans. Sa mère, Esther Zilberberg dite Estoucha, avait commencé des études de médecine à Bruxelles. Ancienne de la guerre d’Espagne, résistante, elle fut arrêtée, torturée, déportée. L’enfant fut accueilli par une famille ouvrière communiste du Nord qui s’occupa de lui avec affection. Lorsqu’il retrouva sa mère après la libération des camps, il ne la reconnut pas. Elle le plaça dans une maison de la commission central de l’enfance de l’UJRE, organisation communiste. Il fut élevé selon les méthodes Makarenko (pédagogue soviétique). Sa mère, Estoucha fut permanente du PCF, et fit des études de médecine à Paris puis à Bruxelles. Elle le reprit en 1948 et ils vécurent à Paris (XIVe arr. semble-t-il) dans une pièce cuisine. Georges Waysand fit élevé dans un milieu hyper politisé : il lisait l’Humanité dès l’âge de neuf ans et discutait politique avec sa famille adoptive du Nord. Il n’avait pas de culture juive. À son arrivée au lycée, il s’étonna que des gens n’aient pas fait la Résistance.
La famille s’installa à Malakoff où il entra à la Jeunesse communiste. Sa mère y fut médécin tout en diregeant le dispensaire de Châtillon-sous-Bagneux. Il fut élève au lycée Montaigne. Etudiant dans les classes préparatoires de Louis-le-Grand, il adhéra à l’UEC puis au Parti communiste. Il rejoignit également l’UNEF. Il intégra Sup-élec puis à la sortie fit une thèse de troisième cycle. Membre du bureau national de l’UEC en 1963-1964, il fut un temps secrétaire général adjoint (1964-1965) et appartint à la "tendance italienne".
Il était allé en Pologne deux fois, en Allemagne de l’est dans un camp de pionniers et en Italie. Il se rendit à Cuba en 1967, mais à cette époque il était en rupture avec l’orthodoxie communiste. Il avait quitté l’UEC en 1965 et il militait au Comité Vietnam national en 1966-1967. Dans sa celluel Politzer de la faculté d’Orsay, il fut, dit son dossier de la commission de contrôle politique : "un des éléments les plus virulents contre la politique de Parti et contre ses principes". Il fit l’objet, le 13 décembre 1966, d’une demande d’exclusion de la part du comité de section d’Orsay. Elle fut ratifiée par le secrétariat de la fédération de l’Essonne le 23 janvier 1967 avec un demande qu’elle soit rendue publique. Le Monde du 8-9 janvier 1967 avait publié, en cosignature avec trois autres ex-dirigeants de l’UEC, à l’occasion du 18e congrès, une lettre expliquant les raison de leur rupture et affirmant : "Il devint possible de développer une activité révolutionnaire dans notre pays hors des organisations issues de la 3e internationale".
Très actif en mai 1968, il participa au lancement du journal Action et à la recherche d’une imprimerie. Il écrivit des articles dans Action.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article177485, notice WAYSAND Georges (très provisoire), version mise en ligne le 11 janvier 2016, dernière modification le 6 février 2016.

OEUVRE : Estoucha, Denoël, 1997, 438 p.

SOURCES : Arch. PCF, dossier de la CCCP, 28 janvier 1967. - Aude Portalis, Les dirigeants de l’Union des étudiants communistes : essai d’analyse prosopographique, Annexes (entretien avec Georges Waysand), Mémoire de maîtrise, 2001. — Sites internet.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément