BOURGES Pierre

Par Jeanne Siwek-Pouydesseau

Né le 2 décembre 1927 à Saint-Cloud (92) ; inspecteur des Impôts ; secrétaire de l’union locale CFTC de Rouen (1953-56), de Redon (1957-1964) et secrétaire de l’union locale CFDT de Redon (1967-1975) ; maire PS de Redon de 1983 à 1995.

Les grand-pères paternel et maternel de Pierre Bourges étaient ouvriers, embauchés aux chemins de fer de l’Ouest puis de l’Etat et syndiqués à la CGT. Sa famille était originaire d’Ille-et-Vilaine. Son père, mort pour la France en 1941, était inspecteur principal des Contributions indirectes et syndiqué à la CGT. Sa mère devint alors fonctionnaire des Contributions indirectes et termina sa carrière, en 1965, comme agent d’assiette des Impôts à Rennes. Ses parents, dans sa jeunesse, étaient peu pratiquants.
Pierre Bourges fut élève au petit lycée du Mans, puis du lycée de Saint-Brieuc et obtint son baccalauréat au lycée de Rennes en 1946. Il participa au mouvement scout catholique de 1947 à 1970, exerçant les responsabilités de chef de troupe à commissaire de district. C’est à partir du scoutisme qu’il développa ses engagements politiques et syndicaux. Il fit également partie de nombreuses organisations chrétiennes : Jeunesse de l’Eglise (1948-53), Action Catholique Ouvrière (1954-55), Vie Nouvelle (avec sa femme Simone) depuis 1950, où il eut différentes responsabilités départementales, régionales et nationales.
En 1947, Pierre Bourges fut inspecteur-élève des Contributions directes et, en 1948, il adhéra à la section CFTC des Finances de Laval (Mayenne). En poste à Arras de 1950 à 1952, il fut délégué au congrès national du syndicat des contributions directes, à Rouen de 1952 à 1954, il fut délégué des Finances et secrétaire de l’union locale CFTC et prit part à la grève de l’été 1953. A Redon de 1956 à 1964, il fut secrétaire de l’union locale CFTC et trésorier du syndicat national des Contributions directes puis des Impôts, après la fusion des syndicats CFTC des trois régies, il participa à la lutte contre la guerre d’Algérie et contre les gaullistes en 1958. De 1964 à 1966, il fut directeur de l’Institut de promotion sociale ouvrier paysan, nommé par les organisations CFDT et FO. Vérificateur des Impôts à Rennes de 1967 à 1981, mais domicilié à Redon, il fut secrétaire puis président de l’union locale CFDT de Redon, où il présida le comité de grève en 1968 et agit en faveur de l’aménagement du territoire et de la rénovation rurale. De 1968 à 1970, il prépara le diplôme d’Etat de conseiller d’éducation populaire, ainsi que le certificat d’aptitude à la promotion des activités socio-éducatives en 1976. De 1959 à 1973 et de 1977 à 2001, il fut membre du conseil d’administration de l’hôpital de Redon, qu’il présida de 1983 à 1995. Il présida également le comité de gestion du foyer des jeunes travailleurs de 1958 à 1975. En 1975, il abandonna ses responsabilités syndicales en raison de ses engagements politiques au Parti Socialiste. Il fut chef de centre des Impôts à Ancenis (Loire-Atlantique) de 1981 à 1982 et à Chateaubriand jusqu’à sa retraite en 1984.
Pierre Bourges milita toujours dans des organisations politiques : il appartint au groupe des Chrétiens progressistes de 1947 à 1950, au MLP puis à l’UGS de 1950 à 1962, au PSU de 1962 à 1975, au club « Citoyens 60 » de 1960 à 1975 et au Parti Socialiste à partir de 1975. Il fut conseiller municipal de Redon de 1977 à 1983 et de 1995 à 2000 et maire de Redon de 1983 à 1995. Il fut également conseiller régional de Bretagne de 1986 à 1998.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article177533, notice BOURGES Pierre par Jeanne Siwek-Pouydesseau, version mise en ligne le 23 décembre 2015, dernière modification le 23 décembre 2015.

Par Jeanne Siwek-Pouydesseau

SOURCE : Témoignage de Pierre Bourges, juin 2001.

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