BRANDELY Jean, Aimé, Raoul

Né le 17 décembre 1907 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), mort 4 juin 1964 à Suresnes (Seine) ; typographe ; secrétaire du syndicat du livre CGT ; président de la mutuelle des travailleurs du livre du Puy-de-Dôme.

Jean Brandely avait quatorze ans lorsqu’il entra comme apprenti typographe aux imprimeries du journal Le Moniteur, un quotidien clermontois de centre droit racheté par Pierre Laval dans les années trente. En décembre 1934, il entra à L’Avenir. Après la guerre, le journal catholique et pétainiste disparut.
Jean Brandely ne quitta pas les ateliers de la rue du Port. Jusqu’à l’année de son décès, il travailla dans l’équipe de composition de La Liberté.
Le service militaire effectué au Maroc et cinq années de captivité au stalag IV C, ces deux temps particuliers l’éloignèrent de la capitale auvergnate. La carrière de Jean Brandely s’était entièrement déroulée au service de la presse régionale. Réputé pour la qualité de son travail, il était également une figure locale de la vie associative.
Secrétaire du syndicat CGT du livre pendant dix ans, il milita également de longues années à la mutuelle des travailleurs du livre et en devint le président. Au moment de son décès, il était également le président du Comité d’entraide du livre. Attaché à la question de la formation, il fut également directeur des Cours professionnels du livre et, à ce titre, conseiller de l’enseignement technique.
Jean Brandely fut également une figure du monde associatif sportif et culturel. Passionné par les agrès, à partir de 1957, il présida aux destinées d’une des plus anciennes sociétés de gymnastique de Clermont-Ferrand : l’Etoile des Minimes. Intéressé par les arts, il anima des galas artistiques et se faisait acteur à l’occasion.
Les services rendus à la collectivité lui valurent d’être nommé chevalier des Palmes académiques. Toujours domicilié à Clermont, admis à l’hôpital Foch de Suresnes fin mai 1964, il décéda dix jours plus tard, en juin 1964. Son acte de décès le qualifie de professeur typographe. Sa veuve, née Jeanne Boyer vivait à Clermont-Ferrand.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17781, notice BRANDELY Jean, Aimé, Raoul, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 28 avril 2022.

SOURCES : La Liberté, 6 juin 1964. — État civil de Suresnes.

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