CABUROL Guy, Antoine, Mathieu

Par Gérard MONTANT

Né le 2 décembre 1928 à Thiers (Puy de Dôme), mort le 29 janvier 2009 à Clohars-Carnoët (Finistère) ; professeur de lycée d’enseignement professionnel ; militant du SNETP-CGT et de la CGT ; militant du Parti communiste français.

Son père, Jean-Jacques Caburol (1898-1961), industriel dans la coutellerie, capitaine pendant la guerre de 1914-1918, prisonnier de guerre en 1940, abandonna ses responsabilités dans la Franc-maçonnerie lorsque Pétain obtint les pleins pouvoirs. Il participa au réseau de résistance qui libéra la ville de Thiers le 27 août 1944. Président de l’industrie métallurgique en 1945, radical-socialiste, il était conseiller municipal à Thiers et proche du Parti communiste. Sa mère née Irène Dubost (1898-1990) travailla dans l’industrie coutelière. Résistante, discrète et active selon ses proches, elle refusa sa carte de résistante.

Guy Caburol, après sa scolarité primaire et secondaire à Thiers, termina sa scolarité secondaire à Clermont-Ferrand. Élève de classe préparatoire au lycée Louis Le Grand à Paris, il échoua au concours de l’École normale supérieure et commença des études de philosophie à la Faculté des Lettres de Clermont-Ferrand de juin 1946 à juin 1948. Surveillant au lycée Louis Le Grand à Paris en 1950, puis du lycée Lakanal à Sceaux, il passa le concours de professeur d’enseignement général de centre d’apprentissage en 1952 et fit en septembre 1952 une année à l’ENNA de Lyon. A l’issue de son stage de formation, il effectua son service militaire dans le corps d’infirmiers à l’hôpital Villemin à Paris du 1er mai 1954 au 30 avril 1956. A son retour il fut affecté comme professeur de CET à Fécamp (Seine-Maritime) puis à Reims (Marne) de 1956 à 1962 et enfin au lycée Louis Armand rue Lecourbe à Paris (XVe arr.) de 1962 à 1996.

Dès son entrée dans la vie active, il adhéra à la CGT. Il assuma les responsabilités de secrétaire départemental du SNETP-CGT de la Marne de 1963 à 1966, secrétaire de l’académie de Reims de 1966 à 1969. Il fut membre de la commission exécutive du SNETP et du bureau national entre 1968 et 1972. Il intégra le secteur de la formation professionnelle de la CGT en 1969, il devint secrétaire de la commission confédérale emploi et formation professionnelle à partir de 1970 jusqu’à son départ à la retraite en 1996. Pendant cette période, il assuma de nombreuses responsabilités à la demande du bureau confédéral de la CGT comme la présidence du CCFP (Comité confédéral de la formation professionnelle). Il fut membre de section au Conseil économique et social (section du travail) entre 1986 et 1988. Il représenta la CGT pendant plusieurs années à Bruxelles à la Commission emploi formation professionnelle de la CEE. Le 1er juillet 1996 il fut nommé par arrêté au « Comité d’histoire des administrations chargées du travail et de la formation professionnelle ». Il participa aux réunions du CEREQ, du centre info pour le compte de la CGT. Il participa aux négociations qui aboutirent aux accords de 1970 et la loi de 1971 sur la formation professionnelle. Il participa à des conférences de l’UNESCO.

Il collabora à l’IRETEP (Institut de Recherche pour l’Enseignement Technique et la Formation Professionnelle) créé par le SNETP au début des années 1980 et assura des vacations à l’Université Dauphine à Paris et à l’institut du Travail de Strasbourg.

Il fut décoré par Marcel Rigout au grade de chevalier dans l’ordre du mérite.

Sur le plan politique, Caburol s’engagea très jeune. En 1944, il participa à Thiers à des actions de résistance reconnues par une carte d’ancien combattant. Il adhéra au Parti communiste français à partir des années 1960. Il collabora à la revue L’École et la Nation.

Il participa régulièrement dans la presse confédérale : La Vie Ouvrière, Options, Le Courrier confédéral, la Revue du Centre confédéral d’étude économique et social, la Revue de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, que complétèrent des interviews à la presse nationale et régionale sur les questions de la formation professionnelle et de l’emploi.

Après le décès de sa première épouse, Guy Caburol se remaria. Il n’eut pas d’enfant.
Une anecdote résumait le tempérament discret, effacé, responsable de Guy Caburol : le 20 juin 1990 la CGT organisa un Colloque sur la formation professionnelle « l’investissement formation : chemin d’hier et voies de demain » où il fut l’un des principaux intervenants. Il assuma sa responsabilité sans même informer ses camarades qu’il venait de perdre sa mère la veille. « Guy Caburol était un homme cultivé, gourmand de littérature, de théâtre, de cinéma, d’opéra, de voyage… très tolérant il argumentait longtemps sans heurter de front, toujours courtois et disponible »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article178083, notice CABUROL Guy, Antoine, Mathieu par Gérard MONTANT, version mise en ligne le 21 janvier 2016, dernière modification le 6 janvier 2020.

Par Gérard MONTANT

ŒUVRES : Parmi ses nombreux articles, signalons : « Point de vue syndical sur l’emploi : position de la CGT », Revue Futurisbles, 11 juin 1977. — « Quelle formation, quelle qualification pour quelle Europe et quels emplois ? », Actualité de la formation permanente, 1988, p.16-20. — « Position de la CGT sur le loi de 1971 », Revue du Cereq, n°34, 1991, p 41-56. — « Flexibilité de l’emploi et droit du travail ». Droit ouvrier, 1985, n°441, p. 115-120. — « La précarité de l’emploi », Droit ouvrier, mars-avril 1981. — « Les jeunes et l’emploi », L’École et la Nation, n° 282, 1er. oct.,1978. — « Le Qi en question », L’École et la Nation, n° 281, 1er avril 1978. — « Syndicat ouvrier et formation après l’accord du 9 juillet 1970 », Éducation permanente, n°11 1971.

SOURCES : Archives du SNETP-CGT. — Entretien avec son épouse.

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