PERCEREAU Georges

Par Louis Thareaut

Né le 3 avril 1899 à La-Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire), mort le 10 juillet 1970 à Saumur (Maine-et-Loire) ; employé grainier puis voyageur de commerce ; militant CFTC puis CFDT, président du syndicat CFTC des grainiers de Saumur , président de l’Union Locale CFTC puis CFDT de Saumur (1938-1966), membre du Conseil de l’Union départementale CFTC puis CFDT de Maine-et-Loire (1938-1965).

Son père, Joseph Stanislas Percereau, était agriculteur-viticulteur à La-Croix-en-Touraine. Sa mère, Célestine Aimée Gibert, était mère au foyer et aidait son mari sur l’exploitation. Les parents, bien que catholiques, n’étaient pas des pratiquants réguliers. Georges Percereau fut scolarisé chez les frères des écoles chrétiennes. En 1905, il fut atteint par la poliomyélite. Il fut amputé de la jambe droite en 1910 et appareillé d’une jambe de bois.

Une fois le Certificat d’études primaires (CEP) obtenu, Georges Percereau fut employé comme grainier à Tours (Indre-et-Loire). Il se maria à Tours le 15 juin 1920 avec Emilienne Goubeau, couturière en robe de mariée et issue d’une famille non religieuse. Le couple eut trois fils : Gérard (1921-2017), Robert (1926-2016), Marcel né en 1931.

Georges Percereau s’installa alors comme courtier dans le commerce de graines à Tours. En 1928, il entra aux établissements Tézier, producteur grainier à Saumur, où il devint voyageur de commerce. Il ne quitta cette entreprise qu’à sa retraite en 1965.

Georges Percereau fut très influencé par le Sillon, mouvement social-chrétien créé par Marc Sangnier. Il adhéra à la CFTC en 1937 et organisa une section syndicale dans son entreprise. Il développa aussi le syndicalisme chez les producteurs grainiers du Saumurois et devint responsable du Syndicat CFTC des employés grainiers.

En 1938, avec Yvonne Lemoine, Georges Percereau démarra l’Union locale CFTC de Saumur dont il devint le président. Le 30 octobre de la même année, à l’issue du Congrès de l’Union départementale, il entra au Conseil de l’UD en qualité de représentant de l’UL de Saumur.

S’il n’exerça jamais de responsabilité politique, il adhéra au Mouvement républicain populaire (MRP) dès sa création à la Libération mais n’y resta que quelques années.

A l’intérieur de la CFTC, Georges Percereau s’opposa aux partisans de l’évolution de la centrale, appelés "les minoritaires" dans les années cinquante mais qui devinrent progressivement majoritaires. Malgré tout, après le congrès confédéral extraordinaire de novembre 1964, il refusa la scission de la CFTC « maintenue » et opta à contre-cœur pour la CFDT. Au Congrès départe-mental des 16 et 17 octobre 1965, un jeune prit sa place au Conseil de l’UD pour représenter l’UL de Saumur. En 1966, après sa retraite, il abandonna la présidence de l’Union locale.

Son fils aîné, Gérard Percereau, fut également militant CFDT au Syndicat des employés grainiers de Saumur. En 1966, il fut le premier conseiller prud’homal élu dans la nouvelle section "salariés agricoles" à Saumur.

Son petit-fils, Jacques Percereau né en 1953, fils de Gérard, fut militant CFDT dans les services des impôts et militant du Parti socialiste (PS). En 1979, il fut élu conseiller général socialiste pour le canton de Saumur-Sud. Alors âgé de vingt-six ans, il fut le plus jeune conseiller général jamais élu dans le département. En 1983, il fut élu conseiller municipal de Saumur et il devint député de Maine-et-Loire de septembre 1987 à mai 1988, suite au décès de Ginette Leroux dont il était le suppléant. Il décéda accidentellement le 11 août 1994 alors qu’il était encore conseiller municipal de Saumur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article178169, notice PERCEREAU Georges par Louis Thareaut, version mise en ligne le 26 janvier 2016, dernière modification le 22 août 2020.

Par Louis Thareaut

SOURCES : Arch. Union départementale CFDT, arch. départementales de Maine-et-Loire. — Notes de Louis Botella. — Entretiens de Jean-Paul Blanchard et de Louis Thareaut avec Gérard Percereau en 1998.

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