LÉGER Georges, Émile, Paul pseudonyme Paul

Par Annie Pennetier

Né le 23 mai 1910 à Aglancourt (Maine-et-Loire), tué au combat le 15 août 1944 par les soldats allemands à Dampierre-sur-Avre (Eure-et-Loir) ; capitaine FTPF de l’Eure-et-Loir.

Georges Léger
Georges Léger
Cliché ARMREL

Domicilié à Saint-Martin-de-Nigelles (Eure-et-Loir) avec sa famille, Georges Léger s’engagea dans la Résistance en 1942. Cadre du Front national il dirigeait avec Jean Cabaret, responsable militaire, le secteur de Maintenon.Combattant FTPF n°1805, il prit le nom de guerre « Paul » et devint responsable des opérations miltaires au printemps 1943 après les arrestations de Jean Cormier et Paul Legrand. Le 14 juillet 1943, les résistants fleurirent le monument aux morts du village puis un soldat fut tué à Néron ; la Gestapo chercha les coupables, aidée par le secrétaire départemental du Parti Populaire français collaborationniste et des dénonciateurs. Georges Léger échappa aux rafles de Saint-Martin, notamment celle du 8 décembre où sa sœur Marie Louise Gautier fut arrêtée et détenue pendant un mois à la prison rue des Lisses à Chartres ; mais son groupe FTPF était décapité.
Suite à la destruction de pylônes à Luisant, un résistant avoua sous la torture que "Paul" avait fourni les explosifs. Le 21 janvier 1944, réunis à Courville chez Paul Esperet, les Allemands investirent la maison ; Espéret fut arrêté, Georges Léger réussit à s’échapper en plongeant dans l’Eure avec Jean Fromageau. Le danger se rapprochant, il regroupa les rescapés de Maintenon et d’Ézy-sur-Eure (Eure) dans le groupe de Nonancourt (Eure) à la limite de l’Eure-et-Loir, fin janvier 1944. Georges Léger était logé chez des fermiers de Saint-Germain-sur-Avre la famille Lucas. Les résistants réussirent à stopper les trains de munitions allemands, attaquer les chars ennemis et ainsi harceler les troupes allemandes qui se dirigeaient vers le front de Normandie. Le 15 août, alors que des résistants du groupe Vigny dirigé par Georges Léger attaquaient des soldats allemands qui gardaient le pont d’IIou, un tireur allemand tua Georges Léger (Mémoires écrites par le facteur Clause présent dans l’attaque d’Ilou et qui a reconnu le corps de Paul lorsqu’il fût, provisoirement arrêté par les soldats et témoignage de Bernard Lefèvre ,membre du commando FTP lors de l’attaque et témoin direct de la mort de Paul, à 20 mètres, et qui reçut les derniers ordres de Paul,"Tire une rafale pour me couvrir" avant qu’il ne soit touché mortellement).
Des habitants de Sotteville enterrèrent ce corps inconnu.
Une semaine plus tard, la région fut libérée et les FFI de Nonancourt rendirent hommage au capitaine « Paul ».
Il a été reconnu Mort pour la France .
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Martin de Nigelles aux côtés de ses camarades fusillés au Mont-Valérien Pierre Bouttier, René Le Gall, Maurice Peltiez et Louis Savouré.
En avril 2009, en l’honneur de Georges Léger une plaque commémorative a été apposée par l’Association de Recherche pour la Mémoire de la Résistance en Eure-et-Loir ARMREL à Dampierre-sur-Arvre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article178194, notice LÉGER Georges, Émile, Paul pseudonyme Paul par Annie Pennetier, version mise en ligne le 1er février 2016, dernière modification le 8 février 2021.

Par Annie Pennetier

Georges Léger
Georges Léger
Cliché ARMREL

SOURCES : Albert Hude La Résistance en Eure-et-Loir Éditions du Petit Pavé 2015. — Articles de la République du Centre du 29 -12-1981 et suivants . — Site de l’Association ARMREL.

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