AIMARD Alexandre, Louis

Par Christian Chevandier et Jean-Marie Guillon

Né le 14 octobre 1911 à Saint-Laurent-du-Pont (Isère), exécuté en représailles le 23 juillet 1944 à Thorame-Haute (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) ; gendarme ; résistant de l’ORA.

Beauvezer (Alpes-de-Haute-Provence), stèle aux gendarmes de Colmars-les-Alpes
Beauvezer (Alpes-de-Haute-Provence), stèle aux gendarmes de Colmars-les-Alpes

Fils de François Aimard et de Marie Perrin, marié à Marcelle Guillot, père de deux enfants, Alexandre Aimard avait effectué son service militaire comme soldat de deuxième classe. Il s’est engagé dans la gendarmerie le 25 mars 1942. Après 7 mois de formation à l’école préparatoire de gendarmerie de Romans, il fut eu sa première affectation en décembre 1942 à la brigade territoriale de Colmars (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) de la compagnie de gendarmerie des Basses-Alpes. Il a participé avec ses collègues à la cérémonie patriotique du 14 juillet 1944 organisée par les maquisards de l’Organisation de résistance de l’Armée (ORA). Les troupes allemandes tentaient de reprendre le contrôle d’un secteur tenu par les maquis depuis le mouvement insurrectionnel qui avait suivi le débarquement du 6 juin en Normandie. Elles se heurtèrent le 18 juillet aux barrages établis par la Résistance entre Thorame-Haute et Colmars et eurent des pertes. C’est en représailles que les Allemands prirent le 20 juillet une vingtaine d’otages, tous libérés sauf les quatre gendarmes de Colmars qu’après un simulacre de libération ils exécutèrent à 9 h. du matin non loin du lieu du combat, dans la carrière du pont d’Ondres.
Un monument commémoratif à leur mémoire fut inauguré le 30 juillet 1945 et une plaque fut apposée sur la gendarmerie de Colmars. Alexandre Aimard a obtenu la mention « mort pour la France » par ordonnance du 9 novembre 1945 et a été décoré de la médaille militaire à titre posthume en 1958.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article178225, notice AIMARD Alexandre, Louis par Christian Chevandier et Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 27 janvier 2016, dernière modification le 4 octobre 2021.

Par Christian Chevandier et Jean-Marie Guillon

Beauvezer (Alpes-de-Haute-Provence), stèle aux gendarmes de Colmars-les-Alpes
Beauvezer (Alpes-de-Haute-Provence), stèle aux gendarmes de Colmars-les-Alpes

SOURCES : Mémoire des hommes SHD Vincennes GR 16 P 5158, DAVCC 21 P 244286 et 21 P 732624. – Fiche sur la carrière militaire transmise par MM. Benoît Haberbusch et Sébastien Horner. – Etat-civil de la commune de Thorame-Haute. –Jean Garcin, De l’armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940-20 août 1944, Digne, 1983.— Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre Mondiale dans les Basses-Alpes, Digne, Secrétariat aux Anciens Combattants–CDIHP des Alpes-de-Haute-Provence, 1992.— Raymond Moulin, « Les opérations militaires dans le haut Verdon du 17 au 21 juillet 1944 », Annales de Haute-Provence n°311, 1er trimestre 1990. [Certains ouvrages ou plaques commémoratives donnent des dates différentes pour la prise d’otage et l’exécution ; nous mentionnons celles de l’état-civil et des archives de la gendarmerie]

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément