PRETOT Robert, René, Gabriel

Par Michel Thébault

Né le 18 juillet 1921 à Epinal (Vosges), exécuté sommairement le 18 juillet 1944 à Nadapeyras, commune de Soubrebost (Creuse) ; résistant, maquis de l’Armée Secrète de la Creuse.

Fils de René Pretot, conducteur typographe et de Geneviève Rachel Liénard brodeuse, il naquit le 18 juillet 1921 à Epinal (Vosges). Il se maria le 2 juin 1942 à Istres avec Yvonne Jeanne Léontine Lauze, il était alors sergent dans l’Armée de l’Air à la base aérienne d’Istres. Les raisons de son passage en Creuse n’ont pu à ce jour être explicitées. Il fit partie en Creuse d’un maquis appartenant à l’Armée Secrète (AS), la compagnie du capitaine Trancard , chargée de la protection d’un terrain de parachutage important, le terrain Pension, situé sur la commune de Soubrebost (au lieu-dit Nadapeyras). Des parachutages d’armes eurent lieu tous les deux ou trois jours du 27 juin au 17 juillet 1944. Ils furent repérés par les services allemands. Dans la nuit du 16 au 17 juillet un nouveau parachutage eut lieu. Mais l’approche des éléments de la brigade Jesser, une formation militaire allemande, composée d’éléments de la Wehrmacht, des SS et de divers services de police, chargée depuis son arrivée en Creuse le 13 juillet de la répression contre les forces de la Résistance, empêcha le transport et la cache immédiate des containers. Les maquisards prévenus à temps reçurent l’ordre de dispersion qui s’effectua au matin du 17 juillet. Une tentative de détruire les stocks reçus ne put aboutir et les troupes allemandes arrivées dans l’après-midi du 17 juillet, procédèrent à des fouilles et des arrestations. Robert Pretot, adjudant FFI, blessé à la jambe droite sans doute lors des combats qui ont accompagné le retrait des maquisards et resté sur place, fut capturé par les troupes allemandes dans le hameau de Nadapeyras, torturé et fusillé sommairement le 18 juillet 1944.
Il fut déclaré mort pour la France. Son nom figure sur une stèle consacrée aux quatre victimes de la brigade Jesser à Nadapeyras, sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret (Creuse) ainsi que sur le monument aux morts du cimetière Saint Sulpice à Istres (Bouches-du-Rhône).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article178348, notice PRETOT Robert, René, Gabriel par Michel Thébault, version mise en ligne le 2 février 2016, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : État civil — Dossier DAVCC Caen — Jean Geneton, Une semaine en enfer : celle du 16 juillet 1944Mémorial genweb, Référence n° : bp-2569074Site Mémoire des Hommes — Notes Les Amis du vieil Istres.

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