BRÈS Marcel, Paul, Louis

Par Jacques Girault

Né le 10 décembre 1922 à Altier (Lozère), mort le 12 septembre 2006 à Nîmes (Gard) ; instituteur ; militant syndical (SNI) ; militant communiste en Lozère et dans le Gard ; maire de Malons-et-Elze (Gard).

Fils d’un cordonnier travaillant aussi comme facteur auxiliaire, républicain de gauche, sympathisant communiste après la guerre, Marcel Brès fut baptisé et envoyé au catéchisme, sa mère étant catholique pratiquante. Il fréquenta le cours complémentaire de Villefort (Lozère) puis le collège de Mende.

Il fut envoyé au Service du travail obligatoire en Allemagne (Silésie de juillet 1943 à novembre 1944, puis Sudètes jusqu’en juin 1945).

Marcel Brès adhéra au Parti communiste à Breslau en 1943 et envisagea avec ses camarades des actions de sabotage pour permettre une avancée plus rapide de l’Armée rouge. Il confirma son adhésion à son retour en France. Selon le rapport de l’envoyé du comité central du PCF au début des années 1960, il était revenu d’Allemagne « avec au cœur la haine de la guerre et du militarisme allemand ».

Brès effectua la dernière année d’école normale d’instituteurs au collège de Mende (1945-1946), puis exerça comme instituteur dans divers postes en Lozère : Chareylasses (1947) et Le Cros (1948-1953) dans la commune d’Altier, Les Salces (1953-1967) dans la commune de Pied-de-Borne, enfin à Villefort, de 1967 à sa retraite en 1977.

Secrétaire d’une cellule communiste à Mende (1946), puis secrétaire de la section communiste de Villefort à partir de 1947, Brès était membre du bureau de la fédération communiste en 1953. Mais il ne pouvait assister aux réunions, habitant loin de Mende. Aussi la conférence fédérale suivante en 1954 le nomma-t-elle seulement au comité fédéral. Maintenu lors de la fusion avec la fédération communiste du Gard en 1959, il était le seul militant de la Lozère à participer régulièrement aux réunions du comité de la fédération Gard-Lozère. Réélu au comité de la nouvelle fédération de la Lozère en 1961, il redevint membre du bureau en 1962 et y demeura jusqu’en 1976, année où il demanda à ne pas être représenté. Il était en outre dans les années 1960 secrétaire de sa cellule et devint responsable des enseignants communistes en 1966.

Il fut plusieurs fois candidat aux élections au conseil général dans les cantons de Villefort (1951, mai 1955 - 231 voix sur 1454 suffrages exprimés - 1961), de Mende (1964, 1970), du Bleymard (1958), du Pont-de-Montvert (1967, 225 voix). Il fut aussi candidat aux élections législatives dans la deuxième circonscription (Marvejols) en 1958 (1300 puis 402 voix sur 24708 inscrits), puis dans la première circonscription (Mende-Florac) 1962 (2569 puis 3339 voix sur 30781 inscrits), 1967 (2537 voix sur 29708 inscrits), 1968 (2589 voix sur 29453 inscrits), 1973 (2501 voix sur 29027 inscrits).

Membre du Syndicat national des instituteurs depuis 1946, adhérent jusqu’en 1954 de la FEN-CGT qu’il quitta avec regret, il était aussi secrétaire des sections cantonales du SNI à Villefort depuis 1947. Brès fut élu au conseil syndical de la section de la Lozère du SNI à partir de 1961. Il devint membre de la commission administrative paritaire départementale en 1965. En désaccord avec les dirigeants « autonomes » de la section au sujet d’une grève administrative, il démissionna de ces responsabilités quelques années plus tard. De 1960 à 1964, il aida aussi le syndicat CGT du bâtiment qui regroupait des travailleurs du chantier du barrage hydro-électrique de Villefort.

Marcel Brès se maria religieusement à l’église en avril 1948 à Malons-et-Elze (Gard) avec Simone Malcles, née le 25 décembre 1924 à Malons, fille d’un postier, employée des postes puis contrôleur qui exerça successivement à Strasbourg, à Montpellier puis à Villefort pendant vingt-sept ans. Le couple eut une fille qu’ils ne firent pas baptiser. Après avoir réussi à un concours interne, elle devint contrôleur divisionnaire au bureau de poste Gambetta à Nîmes (Gard). Trésorière de la section communiste, elle fut membre du comité fédéral de 1964 à 1976. Dans le même temps, elle militait à la CGT et fut notamment responsable syndicale lors de son dernier poste.

Retraité, habitant Nîmes, Brès devint conseiller municipal et maire de Malons-et-Elze en 1977. Il ne se représenta pas à la fin de son deuxième mandat en 1989. Membre du PCF, il adhérait au SNUipp-FSU.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17862, notice BRÈS Marcel, Paul, Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 18 octobre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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