BRIATTE Pierre

Par Jacques Girault

Né le 24 mai 1927 à Berlaimont (Nord), mort le 1er avril 2019 à Massy (Essonne) ; instituteur ; maire communiste d’Aulnoye-Aymeries (Nord) ; conseiller général.

Portrait dans les années 2000.
Portrait dans les années 2000.

Son père, ouvrier zingueur, socialiste, devint membre du Parti communiste français après l’adhésion de son fils. Il diffusait la presse communiste (Liberté Dimanche) et le magazine de l’association France-URSS dont il était un actif militant. Sa mère travailla comme femme de ménages chez des particuliers et partageait ces idées.

Pierre Briatte, baptisé, s’éloigna de la religion catholique très rapidement après sa communion. Après sa scolarité primaire à Berlaimont, interne au lycée Gambetta de Tourcoing (Nord), devenu instituteur, il adhéra au Syndicat national des instituteurs. Partisan des classes de transition qui, selon lui, permettaient d’assurer l’égalité des chances, plus tard, il suivit une formation à l’Ecole normale d’instituteurs de Douai pour enseigner dans ces classes comme professeur de collège.

Il adhéra directement au Parti communiste français en 1946 et s’engagea fortement dans des luttes de soutien à Henri Martin, Nelson Mandela ou Angela Davis. Il fut aussi très actif dans les luttes contre la guerre d’Algérie.

Il se maria uniquement civilement en novembre 1947 à Berlaimont avec une employée de l’administration territoriale. Le couple eut trois filles.

Avec son épouse, Pierre Briatte s’installa à Aulnoye au début des années 1950. Membre du bureau de la section communiste d’Aulnoye, candidat communiste aux élections cantonales à Berlaimont en 1958, après avoir obtenu 4 170 voix sur 12 190 inscrits, au premier tour, il l’emporta avec 4 796 voix, le dimanche suivant. Réélu régulièrement aux premiers tours en 1964, 1970, 1976, 1982, il devint vice-président du Conseil général de 1982 à 1988, responsable de l’éducation, de la culture, des sports et du réseau régional de transports.

Elu conseiller municipal d’Aulnoye-Aymeries en 1953, réélu en 1959, adjoint au maire, Pierre Briatte devint maire à la mort de Paul Stievenard en 1963. Régulièrement réélu en 1965, 1971, 1977, 1983, 1989, il ne se représenta pas en fin de mandat. Pendant cette trentaine d’années, furent réalisés des écoles et collèges avec restaurants scolaires et classes de neige, une école de musique et de danse, une salle omni-sports, une piscine, une maternité, des logements sociaux, des logements pour cadres en partenariat avec l’entreprise Vallourec, une résidence pour personnes âgées portant le nom de Didier Eloy dirigeant local du PCF, un centre administratif, des bâtiments pour divers services publics, un foyer-logement, une bibliothèque, une médiathèque (le conseil municipal en 2011 lui donna le nom de Pierre Briatte), un abattoir municipal, une déchetterie, une salle de spectacles Léo Ferré inaugurée en 1983 en présence du chanteur, des actions d’urbanisme et de défense du patrimoine. Lors des grèves de mai-juin 1968, il fit décider de distribuer aux familles des grévistes des bons d’achat dans les commerces de la ville. En 1980, la création de Canal Sambre radio locale devenue Canal FM, à vocation régionale dont il fut l’un des administrateurs, posait la question du financement ; il l’obtint du Conseil général comme l’expliqua la directrice de la station (« www.canalfr.fr »). Quand se posa la question d’une admission du Front national dans des émissions, il fut dans un premier temps opposé puis finalement accepta.

Pierre Briatte, membre du comité départemental de France-URSS, fut membre de son comité national. Il milita aussi dans France-RDA. Avec Quedlinburg, le jumelage permit de nombreux échanges.

Après sa retraite de la vie politique active, Pierre Briatte, maire honoraire, vécut avec son épouse à Aulnoye-Aymeries, puis à Saint-Gildas-de-Rhuys (Morbihan). En 2015, ils entrèrent dans l’EHPAD « Résidence le Bois » à Verrières-le-Buisson (Essonne). Veuf, il mourut à l’hôpital Jacques Cartier de Massy où sa fille aînée habitait.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17922, notice BRIATTE Pierre par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 25 novembre 2020.

Par Jacques Girault

Portrait dans les années 2000.
Portrait dans les années 2000.

SOURCES : Archives du Comité national du PCF.— Presse locale — Sites Internet. — Renseignements fournis par la famille.

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