TOUDOUZE Léon

Par Jacques Girault, Charlotte Siney

Né le 14 août 1894 à Paris (IIe arr.), mort le 16 avril 1974 à Malesherbes (Loiret) ; directeur d’école en région parisienne ; militant mutualiste.

Congrès de la MGEN en présence de Vincent Auriol, Président de la République, à sa gauche, deux militants et L. Toudouze.
Congrès de la MGEN en présence de Vincent Auriol, Président de la République, à sa gauche, deux militants et L. Toudouze.

Second enfant d’Alphonse Toudouze, typographe, devenu négociant, et de Jeanne Masbon, institutrice, libres penseurs et marqués à gauche, Léon Toudouze, titulaire du brevet supérieur, devint instituteur en octobre 1912. Après une année scolaire, il s’engagea dans l’Infanterie. Il participa aux batailles de la Marne et de la Somme. Nommé sergent en septembre 1914, il fut blessé peu après, lors de la bataille de Champien. Affecté dans un régiment de Chasseurs, promu sous-lieutenant à Verdun, grièvement blessé en avril 1917, évacué, il fut démobilisé comme lieutenant.

Léon Toudouze se maria en mai 1920 à la mairie du XIe arrondissement de Paris avec Thérèse Moris, institutrice, fille d’un représentant de commerce. Ils eurent deux filles. 

Pendant les années suivantes, avec son épouse, il enseigna dans diverses communes de la Seine. Il fut nommé directeur de l’école de garçons de Nogent-sur-Marne en 1938, alors que son épouse dirigeait l’école de filles de Bry-sur-Marne. Après la guerre, il conserva son poste de directeur jusqu’à sa retraite. Dans son école à Nogent-sur-Marne, à la fin des années 1940, sa fille, Claire et son mari, Robert Vallet, instituteurs, enseignaient et habitaient avec leurs quatre enfants.

Léon Toudouze, militant de la coopération et de la mutualité avant la guerre, syndicaliste, membre du Parti socialiste SFIO depuis 1917, participa à la Résistance comme capitaine FFI.

À la Libération, il retrouva toutes ses activités qu’il avait continuées dans la clandestinité. Actif dans les œuvres post-scolaires, il animait la société des anciens élèves et le cours primaire philotechnique. Jusqu’en 1947, administrateur de l’Union nationale des sociétés de secours mutuels d’instituteurs et d’institutrices de France et des colonies, vice-président de l’Antituberculeuse de l’enseignement public de la Seine, administrateur de l’Union des sanatoria de l’enseignement primaire, trésorier général puis vice-président de la Mutuelle générale de l’enseignement public de la Seine, il fut élu au conseil d’administration de la Mutuelle générale de l’Education nationale, lors de sa constitution, le 8 décembre 1946. Cette nomination fut confirmée lors de la première assemblée générale, en juillet 1947.

Sur le plan national, Léon Toudouze fut administrateur national de la MGEN jusqu’en 1967 et membre du bureau national de 1946 à 1959. Secrétaire adjoint en 1946, responsable de l’orphelinat, des prêts d’honneur et des secours exceptionnels, il fut le trésorier général adjoint de 1947 à 1951 puis le trésorier général de 1951 à 1959.

Sur le plan de la région parisienne, membre de la commission administrative de la section de la Seine, il présidait la section cantonale de l’Orphelinat, et fut en 1966 le président fondateur de la section du Val-de-Marne de la MGEN.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article179302, notice TOUDOUZE Léon par Jacques Girault, Charlotte Siney, version mise en ligne le 16 mars 2016, dernière modification le 20 mars 2021.

Par Jacques Girault, Charlotte Siney

Congrès de la MGEN en présence de Vincent Auriol, Président de la République, à sa gauche, deux militants et L. Toudouze.
Congrès de la MGEN en présence de Vincent Auriol, Président de la République, à sa gauche, deux militants et L. Toudouze.
Congrès de la MGEN à Toulouse en 1962, L. Toudouze, au premier rang, compulsant des papiers.
Congrès de la MGEN à Toulouse en 1962, L. Toudouze, au premier rang, compulsant des papiers.

SOURCES : Arch. mun. Nogent-sur-Marne (Noémie Louchart). — MGEN. 50 ans de solidarité, 1997. — Notes d’André Lainé et de Jean-Michel Laxalt. — Renseignements fournis par sa famille.

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