TRICHELOT Yvette [née COIRIER Yvette, Thérèse, Édith]

Par Jacques Girault

Née le 31 décembre 1927 à Faye-sur-Ardin (Deux-Sèvres), morte le 11 mars 2020 à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) ; conseillère d’orientation professionnelle ; militante syndicaliste ; militante communiste et associative en Indre-et-Loire.

Fille d’un artisan maçon, d’opinions laïques, et d’une mère au foyer, assurant la gestion d’une coopérative agricole, Yvette Coirier reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du cours complémentaire de La Crèche, elle entra à l’École normale d’institutrices de Niort (Deux-Sèvres) en 1944. Bachelière (série Sciences expérimentales), elle prépara l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, puis retourna à l’ENI pour son année de formation professionnelle et une année comme surveillante. Elle adhéra au Syndicat national des instituteurs. Admise à l’Institut nationale d’orientation professionnelle en 1950, à partir de 1952, fut nommée conseillère d’orientation professionnelle au centre de Tours (Indre-et-Loire) et travailla en liaison avec des écoles primaires urbaines et rurales et des centres d’apprentissage. Elle s’occupa aussi des enseignements secondaires puis supérieurs. Parallèlement, elle obtint une licence de psychologie à l’Institut de psychologie de Tours, formatrice, elle encadra les futurs enseignants assurant la scolarité de l’enfance inadaptée. Après avoir été reçue au concours d’inspecteur de l’Information et de l’Orientation, elle fut nommée à Orléans (Loiret) en 1975 avant de revenir à Tours de 1977 jusqu’à sa retraite en 1987. Depuis 1950, elle adhéra au Syndicat national de l’enseignement technique puis, après la création de la section d’orientation professionnelle, au Syndicat national des enseignements de second degré.

Elle se maria en septembre 1950 à Faye-sur-Ardin avec Jean Trichelot, élève à l’École normale supérieure d’éducation physique, militant communiste, fils d’un instituteur. Ils eurent trois enfants et habitèrent à Tours puis à Joué-les-Tours.

Elle adhérait au Syndicat national de l’enseignement technique puis, après 1966, au Syndicat national des enseignements de second degré. Quand le syndicat de l’orientation professionnelle se forma à l’intérieur de la Fédération de l’Éducation nationale, elle devint secrétaire de la section syndicale d’Indre-et-Loire. En outre, vice-présidente départementale de la Fédération des conseils de parents d’élèves, elle était responsable de la commission du deuxième degré.

Pendant toute sa carrière, elle s’engagea dans des organisations de défense de l’enfance, de la jeunesse et des fonctions éducatives des familles. Vice-présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves, elle participa à la mise en place des conseils de parents d’élèves dans le second degré, à la fabrication et à la diffusion de la presse départementale.

Yvette Trichelot adhéra au Parti communiste français en décembre 1951 à la cellule de l’INOP dans la section communiste du Ve arrondissement de Paris. A Tours, rattachée à la cellule du lycée Grandmont ou dans des cellules locales, elle fut membre de la commission fédérale de l’enseignement, des comités de sections et fut trésorière de la section de Tours-Est du PCF pendant trois ans.

Elle fut candidate aux élections municipales de 1971 à Joué-les-Tours en quatrième position sur la liste d’Union de la gauche à direction socialiste. Au deuxième tour, le 21 mars, elle figurait en deuxième position pour les quatre sièges à pourvoir. Candidate au Conseil général en 1973, elle fut la suppléante du candidat communiste aux élections législatives de 1973 dans la quatrième circonscription (Joué-les-Tours, Chinon, Bourgueil). Devenue inspectrice, elle ralentit ses activités. Collaboratrice de la Voix du peuple de Touraine, elle signa avec son mari en 1990 un appel national « Ne touchez pas à Cuba ». Dans les années 1990, elle abandonna progressivement son appartenance notamment en raison de la dégradation du communisme soviétique et des évolutions internationales.

Engagée, depuis la fin des années 1980 dans les actions de solidarité du Secours populaire français, spécialisée dans les relations internationales, elle devint la secrétaire générale du SPF en Indre-et-Loire et depuis 1995 était la présidente d’honneur de cette section départementales. A ce titre elle fut nommée chevalier de l’ordre national du Mérite en 2001.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article179454, notice TRICHELOT Yvette [née COIRIER Yvette, Thérèse, Édith] par Jacques Girault, version mise en ligne le 22 mars 2016, dernière modification le 7 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Mairie de Joué-lès-Tours. — Archives du comité national du PCF. — Divers sites Internet. — Renseignements fournis par l’intéressée.

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