TRICON Max, Louis, Georges

Par Jacques Girault

Né le 14 février 1920 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 30 juin 2014 à Barbentane (Bouches-du-Rhône) ; PTA ; militant syndicaliste ; militant communiste dans le Vaucluse et dans les Bouches-du-Rhône.

Fils d’un manœuvre devenu gardien, sympathisant communiste, et d’une sténo-dactylo, Max Tricon devint ouvrier et adhéra en juillet 1939 au syndicat CGT des métaux à Marseille. Il effectua son service militaire comme soldat de deuxième classe dans l’infanterie. Il ne le termina pas et fut envoyé en chantier de jeunesse à Hyères (Var) en 1941. De 1942 à 1944, il fut élève de l’école régionale d’enseignement et d’éducation technique à Saint-Laurent d’Agny (Rhône), devenue Centre de formation professionnelle FFI et école militaire professionnelle où il était sergent.

Titulaire du certificat d’aptitude professionnelle d’électrotechnique et conducteur électricien, il fut reçu au concours de professeur-technique-adjoint des centre d’apprentissages, effectua en 1945 un stage à Paris et fut nommé PTA au centre d’apprentissage du bâtiment à Villeurbanne (Rhône). Il fut nommé en 1948, délégué rectoral comme PTA d’électricité au collège moderne et technique de l’Isle sur la Sorgue mais perdit cette délégation pour motif politique en 1950.

À partir d’avril 1945, Max Tricon militait au Syndicat national de l’enseignement technique-CGT branche apprentissage, à Paris puis, à partir d’octobre 1945, au CA de Villeurbanne. Actif, il devint membre de la commission administrative régionale du SNET-CGT en 1946-1947 et secrétaire régional adjoint.

Max Tricon avait adhéré au Parti communiste français en novembre 1944 à Mormant (Rhône). Secrétaire de la cellule communiste d’octobre 1945 à décembre 1947 du centre d’apprentissage, passé dans le Vaucluse, il devint secrétaire de la section de l’Isle-sur-la-Sorgue, responsable de la propagande et de l’éducation (décembre 1947-septembre 1948), puis l’année suivante, secrétaire politique de cette section. En 1950, en rapport avec le cercle de l’Union de la jeunesse républicaine de France du collège, il fit signer l’appel de Stockholm par les élèves.

Licencié de son poste, ayant de faibles revenus, il devint en 1951 rédacteur à La Marseillaise, quotidien communiste, puis chef d’agence à Avignon en 1956. Il suivit l’école des rédacteurs communistes en mars 1957 puis l’école centrale des journalistes communistes. Secrétaire du syndicat CGT journalistes, il devint trésorier du syndicat de la presse avignonnaise et vauclusienne en 1955-1956. Il était aussi à partir de 1956 vice-président du conseil des parents d’élèves.

Dans le même temps, il était membre du bureau de la fédération communiste du Vaucluse de 1952 à 1959. Il militait depuis 1946 dans l’association France-URSS.

Max Tricon reprit contact avec l’enseignement technique et en octobre 1957 fut réintégré comme PTA d’électricité au collège technique de Sens (Yonne). Il ne réapparut plus dans le Vaucluse après 1958.

Max Tricon s’était marié en février 1940 à Marseille avec Simone Suzor (voir Tricon Simone), fille d’un employé, militante communiste. Le couple eut quatre enfants puis divorça en 1974. Max Tricon se remaria en juin 1974 à Barbentane avec une professeur d’anglais. Le couple divorça en 1991.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article179456, notice TRICON Max, Louis, Georges par Jacques Girault, version mise en ligne le 22 mars 2016, dernière modification le 17 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF.

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