VACHER Michel, Désiré, Eugène, Marie

Par Jacques Girault

Né le 6 mai 1907 à Romorantin (Loir-et-Cher), mort le 30 juillet 1999 à Coublevie (Isère) ; professeur à la faculté des sciences de Rennes ; militant communiste à Paris, en Ille-et-Vilaine et en Loir-et-Cher.

Fils d’un instituteur radical de gauche, et d’une institutrice, électrice communiste, très laïques, qui vécurent plus tard à Langon (Loir-et-Cher), Michel Vacher commença sa scolarité primaire dans le Loir-et-Cher à Villefranche puis à Romorantin. Étudiant à Montpellier, diplômé en pharmacie, il obtint une licence ès-sciences et fut reçu à l’agrégation de physique en 1934.

Professeur agrégé en 1939 à Saint-Omer, il fut nommé pendant la guerre au lycée Buffon à Paris. Après une délégation au Centre national de la recherche scientifique à l’issue de laquelle il publia aux éditions du CNRS en 1949 un rapport intitulé Techniques physiques de micro-analyse biochimique, il soutint en 1954 sa thèse de doctorat à la faculté des sciences de Paris sous le titre Spectrophotométrie de faibles prises d’essai, application principalement à l’analyse biochimique. Il fut nommé professeur à l’institut de physique de la faculté des sciences de Rennes en 1955 et y enseigna jusqu’à son départ à la retraite en 1976.

Il se maria en juillet 1938 à Limalonges (Deux-Sèvres). Le couple eut un fils et divorça. Michel Vacher se remaria en novembre 1947 à la mairie du VIIe arrondissement de Paris avec une professeur de lettres, militante communiste (voir Alice Vacher). Ils avaient une fille née en 1946

Syndiqué depuis 1934, il adhérait au SNESup à Rennes.

Mobilisé en septembre 1939, Michel Vacher, affecté aux Invalides comme pharmacien des armées, fut muté au service de détection des gaz de combat puis à la surveillance des conserves destinées aux soldats. Résistant, il aida des Juifs et adhéra au Parti communiste français en mai 1944. En délégation au CNRS, il militait dans son milieu professionnel et dans le VIIe arrondissement de Paris où il habitait.

Installé à Rennes à partir de 1955, il fut secrétaire de sa cellule, membre du comité de la section communiste Rennes-Nord et du comité de la fédération communiste d’Ille-et-Vilaine de 1963 à 1971, dans lequel il eut la responsabilité des commissions de l’enseignement puis des intellectuels, puis à partir de 1970 de la commission de la recherche économique. Après avoir participé à la Semaine de la pensée marxiste à Paris, le 16 janvier 1964, il fut un des organisateurs de la première semaine de la pensée marxiste à Rennes (30 janvier-4 février 1964). Au début des années 1960, les dirigeants de la fédération communiste lui demandèrent de s’occuper de l’Union rationaliste dirigée par des militants du Parti socialiste unifié.

En outre, ancien responsable de 1953 à 1956 à Paris de Trygée, organe mensuel du Mouvement de la Paix dans l’université, il continuait son activité dans cette organisation.

Michel Vacher fut candidat suppléant aux élections législatives de 1958 dans la circonscription de Rennes-Nord. En 1962, candidat titulaire de la circonscription de Vitré, il arriva en troisième position avec 2 159 voix sur 45 480 inscrits. En 1967, il était à nouveau suppléant à Rennes –Nord, circonscription comprenant les établissements universitaires.

Il se présenta aussi aux élections du Conseil général en 1970 contre le maire de droite Henri Fréville qui fut réélu au premier tour, Vacher recueillant 2 963 voix. Il fut à nouveau candidat dans le canton Rennes 1 en 1973. Il se présenta aussi dans le canton de Mennetou-sur-Cher en 1976 où, retraité, il venait de s’installer à Langon. Il obtint 667 voix au premier tour et 1 030 voix le dimanche suivant, ne recueillant pas la totalité des voix des électeurs socialistes. Aux élections municipales de Rennes en 1965, il fut candidat en dernière position sur la liste d’union démocratique constituée par le PCF. À celles de Langon en 1977, il conduisait la liste de gauche qui fut battue.

Dans les années 1970, Michel Vacher était membre de la Commission économique de la Bretagne, qui était sans doute le CELIB présidé par Michel Phlipponneau, professeur de géographie à la faculté des lettres.

Dans sa jeunesse, Michel Vacher joua comme premier violon des concerts. Pendant sa retraite, il apprit le violoncelle.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article179684, notice VACHER Michel, Désiré, Eugène, Marie par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 avril 2016, dernière modification le 16 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par la fille de l’intéressé.

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