VAïSSE René, Marceau, Louis

Par Jacques Girault

Né le 8 octobre 1901 au Pouget (Hérault), mort le 28 mars 1977 à Montpellier (Hérault) ; professeur ; résistant dans le Gard

Son père, cultivateur, et sa mère, admirateurs de la Révolution française, donnèrent à leurs enfants des prénoms rappelant ces événements. René Vaïsse, bachelier en 1920, commença des études à la faculté des sciences de Montpellier. Il obtint successivement des certificats d’études supérieures pour une licence (mathématique générale en 1922, astronomie en 1923, astronomie approfondie, calcul différentiel et intégral, mécanique rationnelle en 1924).

Pour financer ses études, René Vaïsse fut surveillant d’internat au lycée de Béziers, répétiteur au collège de Pézenas (Aude) de janvier à octobre 1921, maître d’internat au lycée de Montpellier puis aux collèges de Mende (Lozère), de Lodève (Hérault). Il exerça comme répétiteur au collège de Bédarieux (Hérault) à partir de janvier 1924 puis au lycée de Montpellier, de novembre 1925 à 1931. Il prit alors un congé sans solde.

René Vaïsse se maria en août 1926 à Montpellier avec une professeur d’enseignement ménager, fille d’un instituteur. Le couple eut trois enfants.

Pendant son congé, il termina en 1931 une licence d’espagnol, après avoir obtenu trois certificats en 1930. Habitant Maisons-Alfort près de Paris, répétiteur au lycée Janson de Sailly en 1932, René Vaïsse fut nommé professeur adjoint au lycée Louis le Grand en 1933. Reçu au diplôme d’études supérieures en 1934, il fut lauréat de l’agrégation d’espagnol en 1936. Il débuta comme professeur agrégé, en octobre 1936, au lycée de Nîmes (Gard). Pour faciliter ses recherches, il demanda des postes à Paris à partir de 1937.

Militant socialiste SFIO, après l’armistice, membre à Nîmes d’un groupe de résistants rattaché aux mouvements “Liberté“ puis “Combat“, il participa avec Louis Salle et Albert Thomas, à la création à Nîmes, le 30 mars 1941, du Comité d’Action Socialiste Sud, prélude à la reconstitution d’une SFIO clandestine. Il fut nommé responsable régional du NAP (Noyautage des administrations publiques) des Mouvements unis de Résistance et chef de la branche Renseignements-Organisation-Propagande, sous les pseudonymes successifs "Albert", "Georges", "Nicolas". Chef départemental adjoint du Mouvement de Libération nationale à partir d’avril 1944, responsable de la coordination des branches du mouvement, il participa à plusieurs opérations armées. Trésorier du noyau actif clandestin du Comité départemental de Libération, il prit des mesures pour maintenir l’ordre et joua un rôle actif dans les journées insurrectionnelles en août 1944.

Nommé professeur d’espagnol au lycée de Montpellier en 1946, il fut mis à la disposition du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de Montpellier pour remplir les fonctions de secrétaire général en avril 1958. Il reprit son poste de professeur dès octobre 1958. Franc-maçon, membre du Syndicat national de l’enseignement secondaire, il resta syndiqué après sa retraite en 1964. Il était philatéliste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article179693, notice VAïSSE René, Marceau, Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 avril 2016, dernière modification le 16 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17 28389. — Arch. IRHSES. — Notes préparatoires au Cédérom AERI du Gard transmises par Hélène Chaubin et Fabrice Sugier. — F. Sugier, Résistance gardoise, collectifhistoirememoire.org, (juin 2009). — Notes d’Alain Dalançon. — Sources familiales.

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