VEILLON Paul, Guy

Par Dominique Tantin

Né le 2 septembre 1922 à Saivres (Deux-Sèvres), mort en action le 19 août 1944 à Sainte-Néomaye (Deux-Sèvres) ; élève instituteur ; résistant Armée Secrète-FFI et réseau Éleuthère.

Paul Veillon
Paul Veillon
Archives privées Michel Chaumet

Fils de Léopold Victorin Veillon et de Mélanie Gaillard, Paul Veillon, célibataire, était domicilié légalement à Magné (Deux-Sèvres).
Engagé dans les FFI à compter d’octobre 1943, il appartint à l’unité dite Triangle 16. Les triangles de l’Armée Secrète (AS), furent des formations créés par Edmond Proust (Colonel Chaumette), chef de l’Armée secrète puis des FFI des Deux-Sèvres. Le triangle 16, couvrant le Saint-Maixentais, était le plus actif et il compta jusqu’à une centaine de membres à la Libération. Il fut constitué sous l’impulsion d’André Dupuis (alias Jean-Claude), employé au Génie rural, qui recruta dès l’automne 1943 parmi les étudiants de l’École normale repliée de Parthenay au collège Denfert-Rochereau de Saint-Maixent-l’École. Paul Veillon devint en outre membre du réseau de renseignement militaire Éleuthère à l’instigation d’un autre normalien du Triangle 16, Paul Drevin. Éleuthère, créé en mai 1943, était rattaché au mouvement Libération-Nord dont le responsable régional, Marcel Chichery, enseignait au collège de Saint-Maixent. André Dupuis avait été intégré à Éleuthère par l’intermédiaire de Louis Sureau (alias Delmont), répétiteur au collège de Saint-Maixent.
Le 16 août 1944, le triangle 16 "prit le maquis" dans les bois de Cathelogne (entre Augé et Saint-Georges-de-Noismé) et multiplia les actes de sabotage sur les voies ferrées. Paul Veillon fut tué avec Paul Drevin le 19 août 1944 par un engin explosif, un flog-signal anglais, qu’ils posaient sur la voie de chemin de fer entre Niort et Saint-Maixent-l’École, sur la commune de Sainte-Néomaye (Deux-Sèvres), au lieu-dit pont du Ricou.
" Le 19 août, les deux hommes minent la voie ferrée à Ricou avec un allumeur électrique que l’on commandera au passage du train ( une première tentative ayant échouée la veille avec un allumeur à pression) Attendre, c’est lassant et puis Drevin et Veillon sont curieux de connaître la cause de l’échec. Ils vont vérifier la mine à pression. Tous les deux se penchent sur l’engin, un calage, un tour de vis… Une explosion ! Tout est terminé ! Les deux hommes sont morts sur le coup." (Site CRRL 2).
Il fut reconnu Mort pour la France en 1945 et homologué au grade de sergent. Son corps fut provisoirement inhumé à Cathelogne, commune de Saint-Georges-de-Noisné puis transféré au cimetière des Sablières à Niort (Deux-Sèvres).
Le nom de Paul Veillon fut donné à une rue de Saint-Maixent-l’École. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Magné.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article179880, notice VEILLON Paul, Guy par Dominique Tantin, version mise en ligne le 13 avril 2016, dernière modification le 30 juillet 2020.

Par Dominique Tantin

Paul Veillon
Paul Veillon
Archives privées Michel Chaumet
Stèle commémorative à Saint-Jean-de-Boismé
Stèle commémorative à Saint-Jean-de-Boismé
Crédit : MémorialGenWeb

SOURCES : DAVCC, Caen. — Michel Chaumet et Jean-Marie Pouplain, La Résistance en Deux-Sèvres, 1940-1944, La Crèche, Geste Éd., 2010, p. 319-320. — CRRL, Thouars 1. — CRRL 2 — Réseau Éleuthère : wikipedia.— Libé-NordMusée de la Résistance en ligne

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