BROHAND Aimé

Par Claude Geslin

Né le 19 juillet 1888 à Nozay (Loire-Inférieure/ Atlantique), mort le 4 septembre 1957 à Guérande (Loire-Atlantique) ; instituteur ; militant syndicaliste de la FUE puis du SNI.

Aimé Brohand, fils de Louis Brohand, gendarme à cheval, et de Marie-Louise Macé, sans profession, fut élève de l’Ecole normale d’instituteurs de Savenay de 1904 à 1907. Il épousa, à Châteaubriant (Loire-Inférieure/Atlantique), le 9 août 1911, Angélique, Marie, Françoise Robert, institutrice, née le 22 novembre 1888 à Châteaubriant, fille d’un journalier.

Il enseigna dans diverses communes du département : Saint-Molf (1907-1908), Anetz (1908), Saint-Reine (1908-1910), Piriac (1910), Clisson (1910-1912), Saint-Julien-de-Vouvantes (1912), Batz (1912-1928), école Paul Bert à Saint-Nazaire (1928-1930), puis à l’école de garçons de la rue du moulin à Nantes, de 1930 à sa retraite en 1945.

Aimé Brohand fut plusieurs fois membre du conseil de l’organisation de type syndical ou du syndicat entre 1910 et 1925. Il fut à cette date exclu du Syndicat national (CGT), en même temps que Bouyer. Il fut alors un des principaux responsables du syndicat de l’enseignement de Loire-Inférieure (CGTU) et alterna au secrétariat avec Bouyer. Il devint secrétaire-adjoint du SNI unifié en 1936 et le resta en 1937. Contrairement à Bouyer, il n’était pas communiste mais faisait partie des Amis de l’URSS.

Sa femme seconda son action de militant et maintint la vie du syndicat pendant la Première Guerre mondiale. Exclue elle aussi du SN en 1925, elle adhéra au syndicat CGTU de l’enseignement de Loire-Inférieure. Elle s’occupa alors du groupe féministe de l’enseignement créé une première fois en Loire-Inférieure vers 1907 puis à nouveau en 1919 mais resté léthargique jusque-là. Sous son impulsion, le groupe se développa rapidement, atteignant 230 membres actifs ou sympathisants dans le département dès 1927. Elle en resta secrétaire jusqu’en 1934. Elle fut aussi vice-présidente du comité de Nantes du Rassemblement mondial des femmes contre la guerre et le fascisme.

Un autre A. Brohand, au début des années 1950, membre du conseil syndicat de la section départementale du SNI, était le responsable de L’École libératrice.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18003, notice BROHAND Aimé par Claude Geslin, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 14 janvier 2022.

Par Claude Geslin

SOURCES : Arch. Dép. Loire-Atlantique, sTi 480. — L’Émancipation, 1935. — Bulletin mensuel des institutrices et instituteurs publics, section de Loire-Inférieure, 1936-1940. — État civil. — Notes d’Alain Dalançon et de Jacques Girault.

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