BRON Jean

Par Jean-François Poujeade

Né le 1er octobre 1920 à Jallieu (Isère), mort le 3 septembre 1996 à Grenoble ; professeur d’histoire-géographie ; historien ; militant de La Jeune République, UGS puis PSU, militant du Mouvement de la paix de l’Isère et de Montceau-les-Mines.

Le père de Jean Bron était graveur sur bois pour l’imprimerie et sa mère couturière mais nous ne savons pas s’ils avaient des idées politiques bien marquées. Militant au sein du mouvement Jeune République dans l’Isère, à Bourgoin notamment, et à Lyon quand il était étudiant à la Faculté de Lettres, Jean Bron arriva à Montceau-les-Mines le 1er octobre 1949. Peu après, au cours de l’hiver 1949-1950, il tenta de mettre sur pied une section de la Jeune République en effectuant de la propagande auprès des membres du corps enseignant de la ville, travail qui ne semble pas avoir porté ses fruits. Catholique pratiquant, il fut alors été séduit par la doctrine de l’abbé Boulier et ainsi entra en contact avec des éléments avancés du bassin miner notamment avec les dirigeants du PC, de la CGT et de l’UJRF et de l’UFF. Il adhéra dès 1949 au comité local des combattants de la Paix et de la Liberté où il se révéla être un propagandiste actif ce qui lui valut d’être rapidement nommé membre du comité national ; il était alors un responsable de premier plan dans le département, membre du comité départemental. Pour les deuxième et troisième assises départementales du mouvement tenues respectivement le 29 octobre 1950 au Creusot et le 9 décembre 1951 à Autun, ce fut Jean Bron qui prononça les discours les plus importants notamment le rapport moral. À Montceau-les-Mines, Jean Bron fut trésorier de l’Association familiale ouvrière et de l’Association populaire de l’aide familiale, deux associations d’obédience chrétien-progressiste ; il était également président du Groupe d’études économiques et sociales du bassin minier association constituée début 1952 ; membre du MLP puis de la Jeune République (dont il fut le responsable départemental au milieu des années 1950) pour laquelle il fut candidat aux élections cantonales à Montceau-les-Mines en 1955, ce qui contribua à le brouiller quelque peu avec les communistes puisque sa candidature les gêna malgré son faible score. Il adhéra à l’UGS à sa fondation en décembre 1957 et devint membre de son conseil politique en novembre 1959. Il fut membre de la commission exécutive de la section PSU de Montceau lors de sa création en mai 1960 puis secrétaire fédéral chargé de la propagande en 1960. Cette année-là, Jean Bron partit Grenoble pour être professeur au centre de formation des professeurs d’enseignement général. Il était toujours membre du PSU en 1967 mais l’aurait quitté ensuite. Syndiqué au SNES, il passa ensuite au SGEN, Jean Bron milita également au comité d’action laïque. À Grenoble, Jean Bron fut adjoint au maire. Jean Bron a écrit une histoire du mouvement ouvrier en trois volumes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18004, notice BRON Jean par Jean-François Poujeade, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 13 novembre 2020.

Par Jean-François Poujeade

ŒUVRE : Histoire du mouvement ouvrier français, 3 tomes, Les éditions ouvrières, Paris, 1974, La lutte des classes aujourd’hui : la CFDT dans l’Isère, Presses universitaires de Grenoble, 1984.

SOURCES : Renseignements fournis par Gilles Morin. — Composition du bureau fédéral provisoire après la réunion de la commission fédérale provisoire réunie le samedi 14 mai 1960 à Mâcon, archives ADIAMOS ; note du 12 janvier 1952. — Centre d’Archives Contemporaines, dossier Roger Becquet. — Lettre d’Aimée Adam, 24 novembre 2002.— Note de Jacques Girault.

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