KOTAS Ludwig dit Louis

Par Daniel Grason

Né le 25 février 1897 à Konin (Pologne) ; mineur de charbon, manœuvre, ouvrier dans les travaux publics ; communiste ; volontaire en Espagne républicaine ; résistant.

Fils de François et de Maria, née Skozypcyk, Ludwig Kotas épousa le 22 févier 1919 Marie-Anne Spruch en mairie de Lispowycze. Le couple vint avec ses deux enfants en 1923 à Roche-Sadoul (Robiac-Rochessadoule) dans l’arrondissement d’Alès (Gard), Kotas travailla comme mineur de fond. Licencié en 1929 pour fait de grève, l’arrêté d’expulsion du ministère de l’Intérieur en date du 5 mars 1929 ne lui fut pas remis… La famille Kotas avait quitté le Gard à destination de la région parisienne.
La famille s’installa avenue Védrines à Blanc-Mesnil (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis), militant très actif du la section polonaise du parti communiste, de caractère impétueux Ludwig Kotas était souvent en conflit avec sa femme et ses enfants.
Dès septembre 1936, il se porta volontaire en Espagne républicaine, combattit avec la XIIIe brigade Dombrowski. De retour trois mois plus tard, il repartit en février 1937 en Espagne, il revint en février 1938. Sa femme et ses enfants demeuraient toujours à Blanc-Mesnil mais au 5 avenue des Ormes. Ludwig Kotas travailla à l’entreprise de travaux publics Tozanni à Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis).
Le gouvernement promulgua le 26 septembre 1939 un décret-loi ordonnant la dissolution de parti communiste et l’interdiction du journal l’Humanité et de la presse d’obédience communiste ou considérée comme telle. Ludwig Kotas poursuivit une action militante principalement auprès des ouvriers polonais. Le 11 février 1940 il fut interpellé par des policiers d’Aubervilliers et écroué à la prison de la Santé pour « distribution de tracts communistes ». Le 7 mai 1940 le tribunal militaire de Paris le condamna à quatre ans de prison et cent francs d’amende pour infraction au décret-loi du 26 septembre 1939.
En juin 1940 des prisonniers furent évacués vers des camps d’internements, Ludwig Kotas avec d’autres détenus mis à profit un bombardement pour s’enfuir. Sa femme eut la surprise de le voir se présenter à la porte de son nouveau domicile au 10 avenue Rulhière à Blanc-Mesnil. Il trouva presque qu’aussitôt un au camp d’aviation du Bourget où il travailla pour les autorités allemandes, et il habita dans l’ancien logement de la famille avenue des Ormes. Le 31 décembre 1940, un gardien de la paix du commissariat de Blanc-Mesnil remettait une convocation très urgente pour son mari. Le lendemain, premier de l’An deux gendarmes se présentèrent… Ludwig Kotas s’était enfui.
Selon les déclarations de François Sobocki à la police judiciaire en décembre 1941, Ludwig Kotas dit Louis participa à une réunion en août 1941 à Saint-Denis avec notamment Piotr Baran. Il survécut aux épreuves de la guerre, un dossier à son nom fut déposé au Bureau résistance, Ludwig Kotas ne figure pas parmi les résistants homologués.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article180041, notice KOTAS Ludwig dit Louis par Daniel Grason, version mise en ligne le 24 avril 2016, dernière modification le 29 octobre 2021.

Par Daniel Grason

SOURCES : AN Z/4/63B (dossier 431). - Bureau résistance : GR 16 P 322556

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