VERDAGUER Michel, Pierre, Jean, Claude

Par Jacques Girault

Né le 16 janvier 1942 à Bédarieux (Hérault) ; professeur d’Université ; militant du SNESup ; militant communiste jusqu’en 1977.

Fils d’un artisan électricien et d’une épicière, d’origines espagnoles naturalisés français, Michel Verdaguer entra à l’École normale supérieure de l’enseignement supérieure (section A’’, chimie) en 1961. Agrégé de chimie, il fut nommé professeur au lycée technique de Creil (Oise) en 1965 puis devint assistant à l’École normale supérieure de Saint-Cloud en 1966. Docteur d’État en 1984, chercheur associé au Laboratoire français de rayonnement synchrotron (LURE) en 1986, enseignant-chercheur en 1987 au laboratoire de spectrochimie des éléments de transition à l’Université d’Orsay, détaché un an au CNRS, il fut élu professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) en 1988. Il y dirigea le laboratoire de chimie des métaux de transition puis de chimie inorganique et matériaux moléculaires, unité associée au CNRS (UPMC et ESPCI), de 1994 à 2001. Professeur émérite depuis 2002, il était engagé dans des organismes de coopération internationale concernant le magnétisme moléculaire. Il fut membre de l’Academia Europaea.

Michel Verdaguer se maria en juillet 1964 à Cachan (Val-de-Marne) avec Jacqueline Suard, fille d’instituteurs, élève de sa promotion (A2, biochimie) à l’ENSET, qui devint professeur au lycée technique d’État Jules Uhry à Creil, puis professeur agrégée à l’Institut universitaire de technologie d’Orsay. Ils eurent trois enfants.

Michel Verdaguer adhéra au Syndicat national de l’enseignement technique en 1961 et devint le secrétaire de la section syndicale de l’ENSET de 1962 à 1964. Il fut membre suppléant de la commission administrative nationale de SNET dans la même période. Au lycée de Creil, il participa au bureau de la section (S1) du Syndicat national des enseignements de second degré. En 1966, il adhéra au Syndicat national de l’enseignement supérieur. À partir de 1970, trésorier de la section de Saint-Cloud, il fut élu à la commission administrative nationale du SNESup sur la liste « Action syndicale ». En 1971, élu au bureau national et au secrétariat national, il en resta membre jusqu’en 1977, date à laquelle il interrompit ses activités syndicales nationales pour se consacrer à la préparation de sa thèse d’État. Il dirigea avec Jacques Debouzy la parution du Memento de l’Enseignement Supérieur en 1972. Il fut secrétaire administratif en 1971-1972 et secrétaire corporatif en 1976-1977. Entre 1977 et 1987, il participa à l’animation des luttes syndicales contre la décentralisation de l’ENS de Saint-Cloud et à la défense des personnels touchés par la décentralisation des ENS de Saint-Cloud et de Fontenay-aux-Roses. A la retraite, il était membre du SNESup (FSU).

Michel Verdaguer adhéra aux Jeunesses communistes à Bédarieux en 1958 et au Parti communiste français à Creil en octobre 1960, où il était élève du lycée. Par la suite, membre du comité de la section communiste de Cachan (1964-1965), secrétaire de la cellule Paul Langevin du lycée de Creil (1965-1966), du comité de la section communiste de Saint-Cloud, il suivit l’école centrale du PCF en août 1965. Membre du comité de la fédération communiste des Hauts-de-Seine en 1966 puis du bureau fédéral en 1968, il était responsable des questions universitaires. En novembre 1971, il demanda à ne pas être reconduit dans ces responsabilités pour se consacrer à ses recherches universitaires. Pendant cette période, il fit partie de la commission de l’enseignement du PCF, animée par Pierre Juquin et fut, pendant quelques temps, responsable du travail du PCF parmi les enseignants de l’enseignement supérieur.

Michel Verdaguer demeura adhérent du PCF jusqu’en 1977.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article180464, notice VERDAGUER Michel, Pierre, Jean, Claude par Jacques Girault, version mise en ligne le 7 mai 2016, dernière modification le 16 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Sources orales.

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