VERDIER Yvonne [née RAVOUX Yvonne, Paulette, Félicie]

Par Jacques Girault

Née le 12 juillet 1935 à Carpentras (Vaucluse) ; PEGC ; militante communiste ; adjointe au maire de Sorgues (Vaucluse)

Y. Verdier, ses  deux filles et son petit-fils
Y. Verdier, ses deux filles et son petit-fils

Fille d’un cultivateur à Bédoin (Vaucluse) qui participa à la Résistance, Yvonne Ravoux, élève du collège de jeunes filles de Carpentras, puis du lycée de jeunes filles d’Avignon (Vaucluse), obtint le baccalauréat (série “mathématiques élémentaires“). Elle devint institutrice suppléante dans le Maine-et-Loire à Breil puis à Sœurdres. Titulaire du CAP, elle bénéficia d’un exeat pour rapprochement de conjoint et fut nommée institutrice dans le Vaucluse à La Palud (1957-1961) puis à Sorgues.

A partir de 1951, tous les étés, elle encadrait des colonies de vacances pour divers organismes (UFOVAL du Vaucluse, comité d’entreprise des tramways marseillais).

Elle se maria en septembre 1957 à Bédoin (Vaucluse) avec Raymond Verdier, qui rentrait d’Algérie ; son mari, fils d’un employé de la SNCF, devint inspecteur des PTT puis directeur départemental adjoint. Avec les deux filles, ils habitaient Sorgues où elle avait été nommée en 1961, d’abord à l’école primaire puis à partir d’octobre 1962 au collège d’enseignement général de filles de 1962 à 1965, avant d’être professeur d’enseignement général des collèges (sciences) au collège d’enseignement secondaire de Sorgues où elle prit sa retraite en 1990.

Membre du Syndicat national des instituteurs depuis 1954, elle resta syndiquée pendant toute sa carrière enseignante puis adhéra au SNUIPP comme retraitée.

Yvonne Verdier adhéra au Parti communiste français en 1964. Secrétaire de sa cellule en 1967, elle suivit l’école centrale du PCF du 30 juillet au 26 août 1967.

Candidate aux élections municipales de Sorgues en 1965, élue, elle devint adjointe au maire déléguée aux affaires culturelles. Ce secteur était à créer et furent créées bibliothèque, société littéraire, maison de jeunes, ciné-club entre autres. Elle fut réélue en 1977 sur la liste conduite par Fernand Marin. Elle militait aussi à l’Union des femmes françaises et au Mouvement de la Paix.

Diminuée physiquement, elle participa à la création et à l’animation d’un comité du Secours populaire et d’un comité de la Ligue contre le cancer. Déléguée départementale de l’Éducation nationale, adhérente de la Libre Pensée, intéressée par la déportation, elle suivit les cours de Robert Mencherini à la Faculté des Lettres d’Avignon. Elle participa aux recherches qui débouchèrent sur un ouvrage en 1991 intitulé Le train fantôme et participa à l’élaboration de diverses manifestations sur cet événement.

Yvonne Verdier était toujours militante communiste en 2015.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article180469, notice VERDIER Yvonne [née RAVOUX Yvonne, Paulette, Félicie] par Jacques Girault, version mise en ligne le 7 mai 2016, dernière modification le 8 mai 2016.

Par Jacques Girault

Y. Verdier, ses deux filles et son petit-fils
Y. Verdier, ses deux filles et son petit-fils
Y. Verdier, militante de l'UFF sur le marché de Sorgues.
Y. Verdier, militante de l’UFF sur le marché de Sorgues.
Y. Verdier dans une réunion de cellule (à droite du militant tenant {La Marseillaise}.
Y. Verdier dans une réunion de cellule (à droite du militant tenant {La Marseillaise}.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressée. — Site Internet, www.lesdeportesdutrainfantome.org

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