VIDAL Jean-Émile [VIDAL Jean, Émile]

Par Jacques Girault

Né le 6 février 1925 à Boulogne-Billancourt (Seine/Hauts-de-Seine), mort le 21 décembre 2002 à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ; instituteur puis journaliste ; militant communiste en Charente puis à l’Humanité.

Jean-Emile Vidal
Jean-Emile Vidal

Fils d’un employé des contributions indirectes et d’une employée des postes devenue receveuse des postes, Jean Vidal entra dans la Résistance en 1943, l’année où il obtint le baccalauréat. Il devint instituteur suppléant en octobre 1944 en Charente.

Il épousa en juillet 1951 à Mesnac (Charente) Eliane Maillard, institutrice communiste, fille d’un ouvrier, retraité à Mesnac. Le couple divorça en 1982.

D’abord correspondant du quotidien communiste Les Nouvelles de Bordeaux, il adhéra au Parti communiste français en 1949 et devint le responsable départemental de ce quotidien. Membre du comité de la fédération communiste, il entra au bureau fédéral en 1954. L’année suivante, Les Nouvelles disparurent et il devint journaliste à l’Humanité. En 1955-1956, il habitait à Villejuif (Seine) avec son épouse, institutrice à Ivry-sur-Seine (Seine)

A l’Humanité, Jean-Émile Vidal travaillait dans la rubrique de politique internationale dont il fut le secrétaire-adjoint. De 1958 à 1963, il fut le correspondant du journal en Chine jusqu’à la révolution culturelle. Il écrivit aussi de nombreux articles sur l’Asie (Corée, Japon, Laos, Mongolie, Vietnam) parfois signés sous un pseudonyme (Clément Prades, Fabien Julien). Il écrivit aussi trois ouvrages bien informés sur la Mongolie, la Chine et la Corée. Il suivit pour le quotidien communiste les négociations en 1973 entre l’Américain Henry Kissinger et le Vietnamien Le Duc Tho. Il fut envoyé en mai 1981 en Irlande, lors de la crise ouverte par les actions de Bobby Sands et de ses camarades.

Considéré comme un expert, devenu responsable de la rubrique internationale de l’Humanité avec Yves Moreau, il participa avec la délégation du PCF à la Conférence internationale des partis communistes et ouvriers en 1969 à Moscou.

Jean-Émile Vidal se remaria en janvier 1983 à Montreuil-sous-Bois avec Dominique Iurilli, journaliste à l’Humanité sous le nom de Dominique Bari. Ils eurent une fille. Retraité, il repartit en Asie avec son épouse devenue correspondante de l’Humanité à Pékin de 1988 à 1993.

Annonçant son décès, dans l’Humanité du 23 décembre 2002, José Fort lui rendit hommage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article180545, notice VIDAL Jean-Émile [VIDAL Jean, Émile] par Jacques Girault, version mise en ligne le 9 mai 2016, dernière modification le 15 mars 2021.

Par Jacques Girault

Jean-Emile Vidal
Jean-Emile Vidal

ŒUVRE : Le fichier de la BNF comportait en 2015 trois références : Où va la Chine ?, Paris, Éditions sociales, Notre temps, 1957. — La Mongolie, Paris, Julliard, 1971. — La Corée populaire : vers les matins calmes, Paris, Éditions sociales, Socialisme, 1973 (avec Jean Suret-Canale.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — L’Humanité.

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