BRUN Marcel

Par Gilles Morin, Léon Strauss

Né le 20 décembre 1902 à Nîmes (Gard) ; employé des Assurances sociales ; militant socialiste de la Moselle et du Bas-Rhin ; membre de la commission administrative permanente du PSA en septembre 1958.

Originaire de Nîmes, où il figurait sur les listes RDR, Marcel Brun fut rédacteur puis inspecteur des Assurances sociales, détaché en zone d’occupation de la Sarre, puis à Sarrebourg et Château-Salins (Moselle), enfin sous-directeur à la direction régionale de la sécurité sociale d’Alsace en 1958.
Marcel Brun, correspondant local de Salomon Grumbach, fut fondateur du Parti socialiste sarrois et du PS-SFIO en Sarre en 1945. Il militait pour une épuration drastique et s’opposait au « parti catholique » local. La SFIO refusa la constitution d’une fédération autonome en Sarre, voulant que chaque adhérent reste attaché à sa fédération, mais accepta une liaison régulière entre militants par l’intermédiaire de Brun et le défendit contre l’administration. Candidat aux élections législatives de novembre 1946 en Moselle, puis dans le Bas-Rhin, aux cantonales de 1955 (à Schirmeck ?), à l’élection législative du 2 janvier 1956 et à la cantonale d’avril 1958 à Schirmeck, il était à Strasbourg l’animateur du groupe socialiste de langue française Jean Jaurès, publiant Le Trait d’Union socialiste en 1957-1958.

Marcel Brun, fonctionnaire appartenant à la Fédération FO de l’Administration générale, fut élu ou réélu, en avril 1959, membre de la commission exécutive de l’Union départementale FO du Bas-Rhin.

Marcel Brun était déjà dans le Bas-Rhin en 1952, puisqu’il fut élu le 9 juillet 1952 secrétaire de la section de Strasbourg du Mouvement démocratique et socialiste pour les États-Unis d’Europe. Il publia en décembre 1953 dans La Presse libre une suite d’articles pour défendre la position de la SFIO sur la CED. En mars 1956, il apparut comme le leader du courant minoritaire dans la SFIO et fut « averti « par la majorité fédérale dirigée par Georges Woehl en raison de sa participation au Comité strasbourgeois pour la paix en Algérie et au comité de Vigilance républicaine et d’action populaire. Il était un correspondant régulier de Marceau Pivert. Il protesta contre l’interdiction de Tribune du Socialisme en mars 1958.

Partageant les positions minoritaires lors de la guerre d’Algérie, Marcel Brun participa à la formation du Parti socialiste autonome et fut responsable fédéral de ce parti dans le Bas-Rhin et membre de la première Commission administrative permanent du PSA en septembre 1958. Il adhéra au PSU mais ne sollicita pas de poste de responsabilité dans ce parti à sa formation pour faciliter l’unité et pour faire face à des obligations professionnelles grandissantes. En 1961, il écrivait à Maurice Klein son dépit de l’unité réalisée dans le PSU, dont il espérait auparavant beaucoup. Faisant le bilan de son action socialiste dans la région, il déplorait aussi le climat politique alsacien : « Pour qui n’est pas Alsacien de pure race, on est toujours considéré, même dans les milieux socialistes, comme un étranger, voire comme un intrus.

Il serait revenu au Parti socialiste après le congrès d’Épinay.

SOURCES :

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18076, notice BRUN Marcel par Gilles Morin, Léon Strauss, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 1er septembre 2013.

Par Gilles Morin, Léon Strauss

SOURCES : Arch. Nat., F/1cII 314 et 322. — Arch. Dép. Bas-Rhin, 544 D 8, 9 et 11. — Arch. OURS, dossiers Bas-Rhin et Meurthe-et-Moselle. — Arch. A. Seurat. — Arch. M. Klein, MKH 95. — Force Ouvrière, hebdomadaire de la CGT-FO, 30 avril 1959. — Notes de Louis Botella.

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