BRUNET Auguste, Victor, Joseph

Par Claude Willard

Né le 5 janvier 1921 à Saint-Michel-en-Lherm (Vendée), mort le 16 août 2005 à Mantes-la-Jolie (Yvelines) ; agriculteur, puis maçon ; responsable des FUJP et du CDL de Vendée ; secrétaire fédéral du PCF de Vendée (1945-1971), puis du Lot-et-Garonne (1972-1982) ; maire adjoint de La Roche-sur-Yon (Vendée) (1956-1959) ; conseiller général de Houeillès (Lot-et-Garonne) (1973-1998) ; membre du comité central du PCF (1956-1979).

Le père d’Auguste Brunet, prénommé également Auguste, était agriculteur (à la fois petit propriétaire et fermier) ; sa mère, Victoria, née Sagot, travaillait avec lui ; les époux Brunet, en ce pays vendéen, transmirent à leurs trois enfants les valeurs républicaines.

Après le Certificat d’études, Auguste Brunet quitta l’école pour aider au travail de la ferme (1933-1944). Il adhéra à la JC en mai 1936 et milita notamment en faveur de l’aide à l’Espagne républicaine ; en novembre 1937, il participa au congrès constitutif de l’Union de la jeunesse agricole de France.

Résidant en zone interdite, Auguste Brunet ne put renouer le contact qu’en mars 1941 par l’intermédiaire de Constant Foucaud. Avec Hubert Cailler* (responsable départemental du PCF) et son fils Jean, il fut un des fondateurs de trois groupes de l’Organisation spéciale (OS) dans le sud de la Vendée. Il prit ainsi part à plusieurs actions de sabotage, visant spécialement le ravitaillement de la Wehrmacht. Ces groupes furent officiellement affectés, le 1er janvier 1943, au premier groupement FTPF de Vendée. Avec Jean Cailler, il organisa de nombreux autres groupes FTP, recrutant notamment des réfractaires du STO. Au début de juillet 1944, il remplaça Jean Cailler (qui, repéré, partit pour la Vienne, où il fut fusillé en août) comme secrétaire départemental des Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP) et membre du Comité départemental de Libération clandestine (CDL), collaborant étroitement avec les états-majors FTP et FFI.

Au début de 1945, toujours secrétaire départemental des FUJP, Auguste Brunet suivit, en mars, l’École centrale d’un mois du PCF à Arcueil (que dirigeait Hubert Ruffe*), avant l’École centrale de quatre mois de Viroflay (novembre 1947-mars 1948). De janvier 1946 à décembre 1971, il fut secrétaire départemental du PCF de Vendée, permanent, mais non salarié, jusqu’en 1950. Le 17 avril 1948, il épousa Solange Moreau ; le couple eut un fils, Claude (7 mars 1949). Pour faire vivre sa famille, Auguste Brunet suivit une formation professionnelle accélérée et décrocha le CAP de maçon (fin 1951), métier qu’il exerça deux ans durant. En mai 1953, il fut élu conseiller municipal de La-Roche-sur-Yon, puis maire adjoint (1956-1959).

En juillet 1956, au XIVe congrès du PCF, Auguste Brunet fut élu membre suppléant du CC (titularisé au XVIIe congrès, mai 1961, ce jusqu’en 1979). Il fut plus spécialement chargé de l’aide aux fédérations et parcourut ainsi la France. Il participa aussi aux travaux de la commission centrale de contrôle politique (mai 1961-mai 1979). Il appartint ensuite à la commission de contrôle financier (mai 1979-février 1985).

De 1972 à 1982, Auguste Brunet fut premier secrétaire de la fédération du Lot-et-Garonne ; de 1973 à 1981, il fut député suppléant d’Hubert Ruffe (circonscription de Marmande) ; de septembre 1973 à avril 1998, il fut conseiller général de Houeillès (Lot-et-Garonne). Il consacra alors une part essentielle de son temps au conseil général. Il contribua ainsi à la mise en place de la psychiatrie sectorielle en Lot-et-Garonne, à l’implantation de la centrale nucléaire de Golfech, à l’organisation de la défense de la forêt contre les risques d’incendie. Il fonda et présida le Syndicat intercommunal à vocation multiple du canton de Houeillès (janvier 1978-avril 1998). Il créa et présida le Syndicat intercommunal de voirie de Casteljaloux (1973-1992) ; il fut membre du conseil d’administration du Marché d’intérêt national d’Agen, de l’Office départemental HLM, de la commission des finances du conseil général (1973-1998).

Conseiller général honoraire, Croix du combattant de la guerre 1939-1945, Croix du combattant volontaire de la Résistance, Chevalier de la Légion d’honneur (mai 1999), sur proposition de Lionel Jospin à la fin de sa vie, Auguste Brunet s’était retiré auprès de sa famille à Mantes-la-Jolie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18093, notice BRUNET Auguste, Victor, Joseph par Claude Willard, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 12 avril 2013.

Par Claude Willard

ŒUVRE : Si c’était à refaire, Le Temps des cerises, 2004.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — L’Affluent (journal du conseil général du Lot-et-Garonne), janvier 1996.— Interview (novembre 1999). —L’Humanité, 17 août 2005.

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