TOMCZYK [autre orthographe : TOMSZYK] Stanislas

Par Pierre Schill

Né le 22 octobre 1909 à Gerthe (Westphalie, Allemagne), mort fin janvier 1945 à Ohrdruf, Kommando du camp de Buchenwald (Allemagne) ; mineur aux Houillères de Petite-Rosselle (Moselle) ; résistant du groupe « Mario » en Moselle annexée au IIIe Reich.

Stanislas Tomczyk arriva en France avec ses parents le 3 avril 1925 à Stiring-Wendel (Moselle). Son père avait d’abord été mineur en Westphalie où lui-même était né. Il commença à travailler aux Houillères de Petite-Rosselle deux semaines plus tard et y effectua toute sa carrière de mineur. Ses parents regagnèrent finalement la Pologne.

Evacué en septembre 1939 à Rosenach près d’Angoulême (Charente), il s’installa à partir de novembre 1939 à Evin-Malmaison près de Noeux-lès-Mines dans le Pas-de-Calais où il travailla aux houillères. Il rentra en Moselle annexée au Reich hitlérien à la fin de l’année 1941 et retrouva son emploi à la mine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit partie du groupe de résistance « Mario », le plus important du département de Moselle annexée. Ce groupe affilié au mouvement de résistance communiste Front national, avait été mis sur pied par l’instituteur messin Jean Burger* dont le pseudonyme de résistant était « Mario ».
Son activité clandestine lui valut d’être arrêté le 29 février ou le 1er mars 1944 sur son lieu de travail, et d’être emprisonné au Fort de Queuleu à Metz (Lorraine annexée), puis transféré au camp de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin annexé) avant d’être déporté en Allemagne à Neckargerach puis au camp de Dachau. En janvier 1945, il fut déporté au camp de Buchenwald où il mourut à la fin du mois à Ohrdruf, Kommando de ce camp.
La Gestapo l’aurait arrêté après avoir retrouvé quinze jours auparavant des documents chez Charles Landkocz*, également membre du groupe « Mario ».

Stanislas Tomczyk s’était marié en 1934 à Stiring-Wendel (Moselle), avec Agnès Kaczmarek née en Westphalie, (Allemagne) avec laquelle il eut deux enfants.
Son frère Joseph et ses beaux-frères Pierre Nawrocki, Jean Kaczmarek* et François Tomaszewski* faisaient partie avec lui de l’important contingent de mineurs polonais membres du groupe « Mario ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article180955, notice TOMCZYK [autre orthographe : TOMSZYK] Stanislas par Pierre Schill, version mise en ligne le 22 mai 2016, dernière modification le 22 mai 2016.

Par Pierre Schill

SOURCES : Arch. des Houillères du Bassin de Lorraine : dossier personnel. - Renseignements fournis par Jean Geiger, président de l’ADIRP (Association des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes) de la Moselle, par René Tomczyk, son fils et par la commune de Stiring-Wendel (Moselle). - François Goldschmitt, Alsaciens et Lorrains à Dachau, tome 3, Esclave du travail, Metz, Editions Le Lorrain, 1945. - François Goldschmitt, Alsaciens et Lorrains à Dachau, tome 5, Les derniers jours de Dachau, Sarreguemines, Editions Pierron, 1947. - Léon Burger, Le Groupe « Mario », une page de la Résistance Lorraine, Metz, Imprimerie Louis Hellenbrand, 1965. - Pierre Schill, « Les mineurs de charbon étrangers membres du groupe de Résistance ‘‘Mario’’ en Lorraine annexée (1940-1945) », p. 243-261, dans Institut d’Histoire Sociale Minière, Mineurs immigrés. Histoire, témoignages (XIXe-XXe siècles), VO éditions, 2000. - Cédric Neveu, La Résistance en Moselle annexée. Le groupe « Mario », Strasbourg, Éditions du Quotidien, 2015.

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