WEYRATH Frédéric (Fridolin)

Par Pierre Schill

Né le 25 octobre 1907 à Petite-Rosselle (Lorraine annexée), mort le 1er avril 1975 à Forbach (Moselle) ; mineur aux Houillères de Petite-Rosselle (Moselle) puis aux Houillères du Bassin de Lorraine (HBL) ; résistant du groupe « Mario » en Moselle annexée au IIIè Reich ; militant du syndicat CGT des mineurs et du Parti communiste.

Frédéric Weyrath était mineur aux Houillères de Petite-Rosselle (Moselle) et militait à la CGT et au PC.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit partie du groupe de résistance « Mario », le plus important du département de la Moselle annexé au IIIè Reich. Ce groupe affilié au mouvement de résistance communiste Front national, avait été mis sur pied par l’instituteur messin Jean Burger* dont le pseudonyme de résistant était « Mario ».
Son activité clandestine lui valut d’être arrêté le 16 février 1944 et emprisonné au Fort de Queuleu à Metz. Déporté au camp de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin annexé) où il arriva le 21 mai 1944, il fut ensuite interné à Innsbruck où il fut libéré le 5 mai 1945.

Il fut candidat aux élections municipales d’octobre 1947 à Petite-Rosselle sur la liste d’Union républicaine et résistante qui rassemblait des candidats socialistes, communistes et indépendants de gauche. La liste à dominante communiste rassembla au deuxième tour une moyenne de 602 voix sur 2 636 suffrages exprimés pour 2 671 votants et 4 027 électeurs inscrits. Elle était opposée à une liste d’entente communale et à une liste RPF qui remporta les élections avec une moyenne de 1 286 voix. Lui-même ne fut pas élu.

Frédéric Weyrath participa de manière active à la grève qui toucha les houillères lorraines en octobre 1948. Son activisme lui valut d’être renvoyé le 9 novembre 1948. La direction des HBL accepta finalement de le réembaucher à compter du 17 décembre 1948.

Il se présenta sur la liste de la CGT aux élections du 5 juillet 1951 au conseil d’administration de la Société de secours minière (SSM) de Petite-Rosselle. La liste obtint 3 156 voix sur 8 521 suffrages exprimés contre 2 691 voix pour la CFTC. La CGT obtint quatre élus dont il ne faisait pas partie. Il était présenté dans la presse syndicale comme un « militant très actif ».

Il dirigeait au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la chorale ouvrière « Fraternité ».
Frédéric Weyrath s’était marié en 1932 avec Marguerite Folmer avec laquelle il eut une fille. Il était le frère d’Albert Weyrath* également membre du groupe « Mario ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article180991, notice WEYRATH Frédéric (Fridolin) par Pierre Schill, version mise en ligne le 22 mai 2016, dernière modification le 22 mai 2016.

Par Pierre Schill

SOURCES : Arch. des Houillères du Bassin de Lorraine : Vt233-B128. – Arch. Dép. Moselle : 1330 W 265 et 266. - Serv. Hist. de la Défense (Vincennes) : dossier GR16P-602813. - Arch. de la Direction interdépartementale d’Alsace du Secrétariat d’État à la Défense chargé des Anciens Combattants : fichier du camp de Natzweiler-Struthof (renseignements fournis par Thierry Heidmann). - EC de Petite-Rosselle (Moselle). – Der Kumpel, 1er juillet 1951. – Renseignements fournis par Daniel Deutsch. - Léon Burger, Le Groupe « Mario », une page de la Résistance Lorraine, Metz, Imprimerie Louis Hellenbrand, 1965. - Cédric Neveu, La Résistance en Moselle annexée. Le groupe « Mario », Strasbourg, Éditions du Quotidien, 2015.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément