VIAL Louis

Par Jean-Michel Steiner

Né le 23 décembre 1922 à Fraisses (Loire), mort le 1er mai 2006 à Saint-Étienne ; métallurgiste ; militant CGT et membre de la CE de l’UD CGT de la Loire, secrétaire de l’UL de Firminy ; membre du comité fédéral PCF de La Loire (1953-1957).

Louis Vial était le fils de Jean Marie Vial, métallurgiste âgé de trente-et-un ans et d’Antonia Ollier, vingt-neuf ans, sans profession.
Après l’école primaire, Louis Vial fréquenta l’École professionnelle de Firminy. Sorti avec une qualification de tourneur décolleteur en 1937, il travailla dans l’entreprise Chirat de Firminy tout en devenant militant du syndicat CGT des métaux.
En novembre 1942 il fut incorporé aux Chantiers de Jeunesse à Châtelguyon (Puy-de-Dôme). Il rejoignit le maquis de La Lusette et devient Daniel. Arrêté à Jumel (Corrèze), remis aux autorités allemandes, il fut envoyé au STO au camp de Hersfeld. Il fut en contact avec le groupe de résistance Coq Ardent.
Libéré en avril 1945. il reprit son métier de métallurgiste dans une usine du Chambon-Feugerolles, où il fut élu délégué et membre du syndicat CGT local des métaux, dont il devint permanent de janvier 1957 à 1965. Secrétaire de l’Union locale il entra comme secrétaire à l’UD Embauché dans l’usine Verdié de Firminy qui devint au début des années 1950 la Compagnie des Ateliers et Forges de la Loire (CAFL).
Le 13 septembre 1947, à Firminy, il épousa Odette, Marie Lière
Membre du bureau du syndicat des métaux du Chambon-Feugerolles, délégué du personnel chez Holtzer, puis à la CAFL, il fut élu membre du bureau de l’UD CGT de la Loire lors du 14° congrès (22 & 23 mars 1958). Membre de la CE nationale de la Fédération des Métaux de 1957 à 1967, il fut aussi secrétaire de l’UL de Firminy de 1965 à 1967. Il succèda à Jean Roussillon au secrétariat de l’UD qu’il occupa de 1968 à 1985, chargé des commissions d’organisation, de propagande et d’éducation.
Secrétaire de la section PCF de Firminy, il fut chargé de suivre celles de Saint-Bonnet-le-Château et de Chazelles. Membre du CF de 1953 à 1957. Permanent, il a suivi une école centrale d’un mois au début des années 1960.
En 1961, il assista à Moscou au 5° congrès de la FSM. Il s’occupa du jumelage entre les syndicats de la Loire et les syndicats de RFA, entre la CGT Rhône Alpes et le FDGB de Leipzig. En 1968 il fait part de l’expérience de Mai à des syndicalistes italiens et en 1974 représente l’UD CGT de la Loire au congrès de l’unification syndicale italienne.
Alors que montent la désindustrialisation et le chômage, il participa, au sein de la CGT Rhône-Alpes, à la commission régionale de l’emploi et de la formation professionnelle, il fut membre du conseil d’administration des Assedic de la Loire et en est élu président de 1975 à 1977. En novembre 1981, il siégea au Comité local pour l’emploi Loire-Sud.
Le 21 juin 1984, Louis Vial recevait, dans la salle de la Bourse du Travail de Saint-Étienne, la médaille de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite.
Il mourut le 1er mai 2006 à Saint-Étienne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181085, notice VIAL Louis par Jean-Michel Steiner, version mise en ligne le 24 mai 2016, dernière modification le 7 juillet 2020.

Par Jean-Michel Steiner

SOURCES : ADL, 3E 100/8, État-civil de Fraisses, naissances 1909 -1930. — Regards sur la Loire, n°144, 3 décembre 1967 & n°323, 12 mai 1982. — Cedmo 42 Petit annuaire des militants modestes du mouvement ouvrier ligérien, Saint-Étienne, 2015, p. 151. — Regard sur la Loire, n°323, mai 1982, Le Progrès, 22 juin 1984, Loire Matin, 24 juin 1984. — Archives de l’IHS-CGT Loire Benoit Frachon : Allocution de Claude Fournier devant les responsables de l’UD-CGT Loire, à l’occasion du départ en retraite de L. Vial, le 6 mai 1982. Allocution d’Henriette Moissonnier, le 21 juin 1984, à l’occasion de la remise de la médaille de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément