WESOLUCH Yves, Constantin, Sigismond

Par Jacques Girault

Né le 14 mai 1927 à Paris (VIe arr.) ; professeur dans la Seine ; militant communiste.

Son père, de nationalité polonaise, ancien officier de l¹armée russe, devint comptable à Paris puis s’engagea au début de la guerre dans l’armée polonaise reconstituée en Grande-Bretagne. Sa mère, Wanda, Edwige Moszkowski, manutentionnaire devenue employée de la Sécurité sociale était la fille de Sigismond Moszkowski, professeur communiste qui mourut à Auschwitz. Arrêtée en 1940, détenue à la prison de la Roquette, elle fut condamnée sous Vichy à cinq ans de prison pour “activité communiste“ selon la police. En juin 1940, transférée à la prison surpeuplée d’Orléans (Loiret), relâchée par le directeur, elle vécut dans la clandestinité jusqu’à la Libération.
 
Yves Wesoluch, après la séparation de ses parents en 1935, vécut avec son père dans le IXe arrondissement de Paris et fréquenta le patronage laïque, puis au début de la guerre, fut replié aux Sables-d¹Olonne (Vendée). Revenu à Paris en 1941, il fut secouriste FFI lors de l’insurrection parisienne. Son père s’opposa à son engagement dans l’armée reconstituée. Il poursuivit, à partir d’octobre 1944, ses études secondaires à Paris au lycée Condorcet. Après avoir obtenu le baccalauréat, il commença des études de mathématiques à la Sorbonne.

Instituteur suppléant à l’école Jean Macé à Aubervilliers (Seine/Seine-Saint-Denis), il effectua une année de formation pédagogique à l’École normale d¹instituteurs d’Auteuil. Il fut alors nommé instituteur dans une école de garçons du XVIIIe arrondissement où il resta treize ans, devenant les dernières années professeur de cours complémentaire.

Il se maria en décembre 1947 à Paris (IXeme arr.) avec Jeanine Mercadié, institutrice communiste. Ils eurent trois enfants.

Au lycée Condorcet, Yves Wesoluch avait retrouvé André Adler, professeur, qu’il avait connu comme animateur du patronage du IXeme arrondissement. Ce dernier l’associa aux activités d’animation et le fit adhérer à l’Union de la Jeunesse républicaine de France (janvier 1947) et au Parti communiste français en avril 1947. En 1948, il adhéra au Syndicat national des instituteurs (membre de la commission départementale en 1952) et à la FEN. Il militait aussi dans l’association France-URSS.

Après l’école centrale pour instituteurs communistes en 1952, il devint secrétaire de rédaction de L’École et la Nation, revue créée par le PCF. Il exerça cette activité comme non permanent du 27 janvier 1953 à sa démission en 1957 pour raisons personnelles. En 1953-1954, responsable des instituteurs communistes de la Seine, il participa régulièrement aux réunions de la commission fédérale chargée des questions idéologiques.

Ancien militant dans la section communiste du IXe arrondissement, il ne retrouva pas la même activité à Franconville (Seine-et-Oise/Val-d’Oise) où il habitait depuis 1951. Choqué par l’intervention soviétique en Hongrie en 1956, il s’éloigna progressivement de l’engagement communiste comme son épouse.

Il avait repris ses études scientifiques, licencié en 1957, titulaire d’un diplôme d’études supérieures, un temps chercheur en chimie systématique. Il devint professeur de physique-chimie certifié au lycée d’Ermont (Val-d’Oise), membre du Syndicat national des enseignements de second degré. Il organisa le Club Informatique du lycée. Il prit sa retraite en 1986.

Yves Wesoluch se passionnait pour l’Astronomie puis la photographie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181435, notice WESOLUCH Yves, Constantin, Sigismond par Jacques Girault, version mise en ligne le 6 juin 2016, dernière modification le 4 mai 2020.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Note de Roger Revuz.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément