BRETIN André, Pierre

Né le 3 février 1910 à Saint-Gengoux-le-National (Saône-et-Loire). mort 3 mars 1956 ; Ingénieur-inspecteur à la SNCF ; syndicaliste CGT ;

Fils de Antoine Bretin , instituteur puis directeur de Cours Complémentaire et de Hélène, née Bouton. André Bretin fit ses études secondaires au lycée Lamartine à MÂCON, 2ème Prix de Physique au Concours Général, il suivit les Classes Préparatoires au Lycée du Parc à Lyon et fut ingénieur Civil de l’ École des Mines de Paris. Il entra au Laboratoire de la SNCF de Levallois-Perret en 1935-1936.

Démobilisé après la débâcle, il se fit muter en Zone Libre pour protéger sa femme Jeanine épousée en 1937, d’origine juive ainsi que son fils Francois né en 1939. Il participa activement aux réseaux de la Résistance des ateliers de réparation de la SNCF d’ Oullins, puis au Comité d’ Épuration "avec lucidité et modération, remarquées à l’évoque" affirme son fils. Il avait déjà rejoint le PC clandestin durant l’Occupation.
Il était très marqué par la déportation de ses beaux-parents et de sa jeune belle-sœur de 16 ans en 1943 alors qu’il avait vainement tenté de les décider à se cacher chez son père en Saône-et-Loire.
André Bretin retourna à Paris à l’automne 1945) et fut nommé à Saint-Lazare sur un poste d’ ingénieur-inspecteur du service de maintenance des machines-outils de la région S-O de la SNCF. . Il y resta de1946 à 1956 et fut syndicaliste CGT-UNITEC et militant communiste de Paris. À Saint-Lazare, il connut André Argalon, son cadet de vingt ans qui devint un proche. Son fils témoigne : "Il se lia d’amitié avec ce jeune collaborateur pour lequel il avait une grande estime et qu’il "prit sous son aile". Je crois qu’il fut pour beaucoup dans l’engagement militant syndical et politique d’ André Argalon [...] Enfant puis adolescent je rencontrais presque quotidiennement André Argalon avec mon père, car les circonstances familiales faisaient que je déjeunais avec eux et d’autres amis dans les cantines SNCF de la rue de Provence ou de la place Valhubert. Après le décès de mon père en mars 1956, c’est à André Argalon, je crois, que ma mère a remis toutes ses archives datant de la guerre et de la Libération (alors qu’il était aux ateliers de la SNCF à Oullins) puis de ses activités militantes qui suivirent dès son retour à Paris."
Il est mort d’un cancer à l’âge de 46 ans le 3 mars 1956, sans avoir eu le temps de prendre connaissance du rapport Khrouchtchev précise son fils.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181510, notice BRETIN André, Pierre, version mise en ligne le 8 juin 2016, dernière modification le 9 juin 2016.

SOURCE : Notes de son fils, François Bretin.

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