WALCK Gérard

Par Jean-François Lassagne

Né le 19 octobre 1947 à Metz (Moselle) ; ajusteur ; militant de la CGT ; délégué syndical à la CPAM de Metz ; élu à la CE de l’UD de Moselle en 1971 ; membre du secrétariat de l’UD de 1972 à 1991 ; secrétaire général de l’Union locale de Metz de 1983 à 2008 ; membre du Parti communiste ; conseiller municipal de Woippy de 1977 à 1989.

Gérard Walck en juin 2016
Gérard Walck en juin 2016
Cliché Jean-François Lassagne

Le père de Gérard Walck, Armand Walck était né à Metz le 18 avril 1927. Sa mère Simone Junger qui naquit le 27 février 1928 à Metz également, avait été expulsée en Dordogne en 1940. Ils se marièrent en 1946, et Gérard Walck fut le premier enfant de cette union, suivi par un frère Roger en 1949, et deux sœurs Sylviane en 1953 et Dominique en 1968. Il fréquenta l’école primaire d’abord à Vallières (près de Metz) jusqu’en 1957, puis à Devant-les-Ponts. Après l’obtention du CAP d’ajusteur, il travailla chez Daussan à Woippy (Moselle), où il découvrit la condition ouvrière, et où naquirent ses premières révoltes. Puis il effectua son service militaire en 1966 à Orange (Vaucluse). À son retour il fut embauché comme ajusteur à l’usine Claas de Woippy, fabriquant de matériel agricole. Il fit partie d’un groupe à l’outillage qui contesta le monopole de la CFDT. En mai 1968 Claas fut une des toutes premières entreprises au plan national à se mettre en grève avec occupation, et Gérard Walck participa avec enthousiasme à ce mouvement, d’où devait naitre le syndicat CGT. Par la suite, répondant à une demande de la Caisse primaire d’Assurance maladie de Metz, il fut embauché à l’entretien. Il adhéra au syndicat de la Caisse en 1969, et devint délégué syndical dans ce milieu dominé par les employés. Soucieux de l’interprofessionnel, il milita également à l’UD de Moselle, où il côtoyait des militants tels Albert Balducci entre autres, avant de siéger en 1971 à la commission de contrôle financier. Puis il intégra le secrétariat de l’UD en 1972, et y demeura jusqu’en 1996, traversant les difficiles périodes de restructurations et de fermetures de mines et d’entreprises que connurent la région et le département. Il fut notamment un des acteurs de la mise en place de radio Couarail, dont il trouva le nom, se référant à ce mot du patois lorrain qui signifie une causerie de village. A partir de 1972 et jusqu’en 1977, Gérard Walck fut responsable de l’organisation de la fête du 1er mai qui se tenait à cette époque au parc municipal d’Hagondange et qui rassemblait des milliers de personnes. Par la suite et sous son impulsion, elle se déplaça à Woippy, et devint la fête du Chiffon Rouge. Il se maria en 1974, et le couple eut une fille. Par la suite et après un second mariage, il eut un garçon. En 1983, il devint secrétaire général de l’Union locale de Metz, en remplacement de Georges Roffe. En 2008, tout en restant au secrétariat, il transmit son mandat à André Michel. Il présida également l’association AMOC mise en place par l’UD pour la célébration du centenaire de la CGT en 1995.
Il adhéra au Parti communiste en 1972, et milita à partir de 1974 à la cellule du Sablon, un quartier de Metz, notamment à la vente de l’Humanité. Dans cette période du Programme commun il participa à la diffusion de Changer de cap. À partir de 1976 il s’installa à Woippy, et fut rapidement sollicité pour figurer sur une liste d’Union de la gauche aux élections municipales de 1977. La liste emporta la majorité et il fut élu conseiller municipal, réélu en 1983, jusqu’en 1989.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181529, notice WALCK Gérard par Jean-François Lassagne, version mise en ligne le 9 juin 2016, dernière modification le 9 juin 2016.

Par Jean-François Lassagne

Gérard Walck en juin 2016
Gérard Walck en juin 2016
Cliché Jean-François Lassagne

SOURCES : Archives de l’UD de Moselle ; archives personnelles et entretiens avec Gérard Walck.

ICONOGRAPHIE : photo de juin 2016.

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