BLANC Charles, Henri, Maurice, dit Charlie

Par Pierre Bonnaud, Jean-Luc Marquer

Né le 9 août 1920 à Bathernay (Drôme), s’est suicidé après avoir livré combat le 4 août 1943 à Thines (aujourd’hui Malarce-sur-la-Thines, Ardèche) ; maquisard FTP dans la Drôme puis dans l’Ardèche.

Charles, Henri, Maurice Blanc était le fils d’Henri, Marius, Honoré Blanc, ouvrier, domicilié à Bourg-de-Péage (Drôme) et de Jeanne, Céline, Moras, son épouse.
Domicilié 6, place Jules Guesde à Bathernay (Drôme), Charles Blanc, réfractaire du STO, avait rejoint en 1943 le maquis FTP de la Fournache, proche de Buis-Les-Baronnies (Drôme). Il se porta volontaire avec sept autres jeunes FTP pour faire partie d’un « groupe-franc » chargé de réceptionner un parachutage d’armes en Ardèche. Charles Blanc commandait le groupe. L’opération était demandée par le réseau Tomy dirigé par le capitaine Frédéric Brown, agent de l’OSS. Les jeunes FTP furent dirigés sur Marseille puis installés en juillet 1943 dans une ferme du hameau de Tastevin ( commune de Thines) en Ardèche. Le groupe était en liaison avec deux autres FTP de la région marseillaise, Jean-Marie Fournier et Jean Legendre dit Jacques, membres du réseau Tomy, chargés des contacts radio, installés dans une ferme à proximité. Attaqué par une colonne allemande le 4 août 1943, les huit jeunes FTP résistèrent pendant plusieurs heures. Charles Blanc et Georges Marcel BERNARD dit Gaston se suicidèrent plutôt que de se rendre. Quatre autres maquisards furent tués en tentant une sortie (Alphonse Bataille, Mathieu Ferrer, Maurice Finck, Henri Silhol). L’un d’entre-eux fut fait prisonnier (Georges Bernard dit Jojo). Un autre, Fernand Arnaud, blessé, caché dans un roncier, survécut et apporta un témoignage en 1944 (publié dans L’Ardèche Martyre d’Adolphe Demontès, voir sources).
Charles Blanc obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Il est enterré dans le carré militaire du cimetière communal de Romans-sur-Isère (Drôme).
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 18 janvier 1968 paru au JORF du 2 février 1968.
Son nom figure les monuments commémoratifs érigés à Malarce-sur-la-Thines, sur la plaque commémorative apposée dans l’escalier d’honneur de la mairie de Romans-sur-Isère et sur le monument commémoratif départemental à Saulce-sur-Rhône (Drôme).


Voir : Thines, 4 août 1943

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181573, notice BLANC Charles, Henri, Maurice, dit Charlie par Pierre Bonnaud, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 10 juin 2016, dernière modification le 25 janvier 2022.

Par Pierre Bonnaud, Jean-Luc Marquer

SOURCES : SHD, Vincennes, GR 16 P 62523 (nc). — Mémorial de l’oppression créé par Yves Farge (Arch. Dép.Rhône 3808W 229 ) — A. Demontès, L’Ardèche martyre, imp. Mazel, Largentière, 1946 — Silvain Villard, La tragédie de Thines, Privas, 1981 et Notices du même auteur dans CD-rom AERI, La Résistance en Ardèche, Paris, 2004. — Arch. Dép. Drôme, fonds Vincent-Beaume, 9J3 (Cuminal, 1961) page 23. Arch. Dép. Drôme, 1920W. Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 281. — Arch. Nat., archives B.C.R.A. 3AG2/478-171Mi189 dossier 5 pièce 13. carte CVR en 1955. — Collectif, Maquis et bataillon Morvan, 1992, p. 143. — L-E Dufour, Drôme terre de liberté, PL-NT 1994, p. 58. — Plaque com. Romans. — Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms.— Notes de Robert Serre. — Memorial GenWeb. — Geneanet. — État civil (naissance).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément