BLOCH Jacques (« Jack », « Jacques Borel », « Borel »)

Résistant de la Drôme tué accidentellement lors d’un exercice à tir réel à l’école des cadres d’Uriage le 26 avril 1945.

Originaire de e Paris, fils du PDG d’une très grande banque. Après l’armistice, Borel-Bloch décida de regagner l’Angleterre mais échoua. Les départs étaient organisés par des membres de la colonie américaine de Lyon. En 1942 il était mal renseigné sur les intentions du Maréchal, il croyait encore à la politique du double-jeu. Il pensait que les camps des chantiers de jeunesse dissimulaient un entraînement paramilitaire, .. il décida d’en faire partie. Il entra d’abord à l’AS (Armée secrète) dans la Vaucluse. Il rejoignit le camp de Rabel vers novembre-décembre 1943. Roger Pagon, du camp FTP 3, fit la connaissance de Jack [Borel] et Kléber, du camp 5, au cours d’une mission. Ce camp 5 était situé à Verclauze. Jack venait de l’AS où le travail qu’il faisait pesait à son tempérament d’homme d’action. Mécontent de l’inaction qui régnait dans l’AS et ayant entendu parler des FTP, véritables combattants, il avait décidé de se joindre à eux, ceci grâce à Kléber. Il intégra la section du maquis Ventoux. Le 20 janvier 1944, il fit partie des 24 membres de ce maquis qui rejoignirent les FTP, avec armes et bagages à la faveur de la garde montée ensemble, et continuent le combat à leur façon. Il fait partie du commando qui attaqua un train allemand le 25 février 1944 dans le défilé de Donzère. membre du camp de Lemps commandé par Dufour (« Paris ») qui récupéra du matériel au dépôt de l’armée de l’air à Serres le 7 mars 1944. Nommé CM du camp FTP n° 2 Sud-Drôme en mars 1944, il dut rétablir la discipline. Jack, passant outre les ordres, organisa un défilé à Sainte-Jalle. 15 hommes vêtus de bleu, casqués, le fusil à l’épaule, Kléber marchant en tête avec une gerbe de fleurs, se dirigent vers le monument aux morts. Brêve cérémonie, minute de silence, seul le curé, Résistant convaincu, était aux côtés des maquisards. Puis la population comprenant enfin le geste et vint remercier les maquisards - que certains avaient pris pour des miliciens - de leur geste. Courant mai, Jack forma un Corps-Franc. Le 8 juin 1944, à Buis-les-Baronnies, l’organisation et la mise en place des différents groupes de Résistance s’effectua peu à peu avec les FTP sous la direction d’un triangle Servet, Paris, Borel. D’abord chef de section, bientôt, avec le grade de lieutenant, il commanda la 6e compagnie du 2e Bataillon du 1er Régiment Drôme Sud-Drôme. Sa compagnie formée à Rémuzat prit le nom de Compagnie Kléber. Le 9 juin 1944, regroupement de Résistants à Rosans (maquis Morvan, Borel, Paris, ses gendarmes, ceux de Serres et Orpierre). Morvan est désigné pour prendre le commandement, Paris et Borel sont affectés ailleurs. Il fut tué accidentellement lors d’un exercice à tir réel à l’école des cadres d’Uriage le 26 avril 1945.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181601, notice BLOCH Jacques (« Jack », « Jacques Borel », « Borel ») , version mise en ligne le 10 juin 2016, dernière modification le 20 novembre 2020.

Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms.
L-E Dufour, Drôme terre de liberté, PL-NT 1994, p. 97, 124-125. René Ladet, Ils ont refusé de subir, 1987, p. 369 annexe 3. Arch. Dép. Drôme, fonds FFI, 97 J 41, Dr Bernard, 29/10/1983. Borel-Bloch, pages 11 à 18, 19, 21, 23-24, 31, 50, 51, 65. Claude Arnoux "Maquis Ventoux", page 90.

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