BOUTET Louis , Charles, René dit Petit Louis [pseudonyme dans la Résistance : BLANCHARD Léon]

Par Robert Serre, Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

Né le 22 janvier 1922 à Paris (18e arrondissement, Seine), fusillé le 22 février 1944 à Eygalayes (Drôme) ; sapeur pompier ; maquis Ventoux, Armée secrète (AS).

Fils de Charles Boutet, employé de chemin de fer puis gardien de la paix à Paris, et de Suzanne Simon, couturière, célibataire, il était sapeur pompier à Paris. Sur la liste des membres du maquis Ventoux établie par ses responsables avant les événements du 22 février, il apparaît avec la fausse identité de Léon Blanchard. Claude Arnoux lui attribue celle de Léon Berthelot, sans doute par erreur, car il mentionne auparavant un Blanchard dit Petit Louis qui est effectivement le surnom de Boutet. Sur la liste déjà citée, il n’est pas mentionné de parrain, mais c’est vraisemblablement sa mère, 15 rue de l’Evangile, Paris 18e, qui est indiquée comme lui servant de correspondant. Il en permission, dans sa famille à Paris (Seine) autour du 15 janvier 1944 avec son ami Lucien Richard*. Il était à l’origine membre de la 2e section du maquis mais avait été affecté à la 1e section, le 13 février. Celle-ci était logée dans l’école du village d’Izon-la-Bruisse (Drôme). Le maquis fut attaqué à l’aube du 22 février 1944 par un commando de chasse de la Lutwaffe et des auxiliaires français de la 8e compagnie Brandebourg. Les maquisards de la 1e section surpris dans leur sommeil furent conduits non loin à la ferme Monteau, sur le territoire d’Eygalayes, et exécutés quatre par quatre au lieu-dit Malchampet.
Le titre de « Mort pour la France » lui a été attribué.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181759, notice BOUTET Louis , Charles, René dit Petit Louis [pseudonyme dans la Résistance : BLANCHARD Léon] par Robert Serre, Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB), version mise en ligne le 15 juin 2016, dernière modification le 11 janvier 2022.

Par Robert Serre, Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

SOURCES : SHD 28 P 6 189. — Arch. dép. Drôme, fonds de l’AERD (dossier remis par le fils d’André Vincent-Baume). — site internet Mémoire des hommes. — Claude Arnoux, Maquis Ventoux, quelques pages de la Résistance en Vaucluse, Avignon, Les Presses Universelles, 1974 et rééd. 1994, p. 86-88,116 et 139. — Association pour la Mémoire de la Résistance et de la Déportation dans les Hautes-Baronnies (Mémoire Résistance HB), La tragédie du maquis d’Izon-la-Bruisse, 22 février 1944, Eygalayes, 2013, p. 43-46. — Laurent Pascal, Maquis Ventoux, op. cit.— Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991. 88. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987 270.— Véranne Vitabo, Le maquis Ventoux 1943-1944, Université d’Avignon, maîtrise Histoire, 1997, p. 40.

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