GEORGES François, Henri, Louis

Par Dominique Tantin

Né le 23 septembre 1920 à Saint-Christophe-sur-Roc (Deux-Sèvres), exécuté sommairement le 25 août 1944 à Vasles (Deux-Sèvres) ; magasinier comptable ; homologué sergent-chef FTPF-FFI.

Stèle commémorative
Stèle commémorative
Crédit : MémorialGenWeb, Serge FAZILLEAU

Fils de Henri Théodule Georges et Marie-Louise Billeau, François Georges s’engagea dans l’armée pour trois ans le 5 octobre 1938. À l’expiration de son contrat, en octobre 1941, il se retira chez ses parents à Champdeniers (Deux-Sèvres) où, le 5 septembre 1942, il épousa Denise Juliette née Veillon, institutrice, née le 8 mars 1921 à Champdeniers. De cette union naquit Marie-Françoise Madeleine Georges le 22 juin 1943 à Poitiers. Il devint gardien de la paix à Courrières (Pas-de-Calais) de février 1942 à mai 1943. Son épouse ayant eu un poste d’institutrice à Lavausseau (Vienne) à l’issue de son congé de maternité, il démissionna de ses fonctions et vint résider à Lavausseau où il fut employé en qualité de comptable au Groupement d’achat des denrées alimentaires de Poitiers.
Il rejoignit les FTP entre le 1er juin et le 1er août selon les sources, et, d’après le Lieutenant-colonel Robin, alias Michel, chef des FTP des Deux-Sèvres, il aurait été chef de groupe, responsabilité équivalente au grade de sergent-chef.
Le 25 août 1944, il quitta sa résidence de Lavausseau en déclarant se rendre à Champdeniers chez ses parents, avant d’effectuer une liaison auprès du colonel Robin à Parthenay. Il arriva à Vasles peu de temps après l’attaque d’un détachement allemand par les FFI. En effet, vers 5h30, le maquis de Sanxay attaqua un camion allemand place de l’église. Trois ou quatre Allemands, suivant les sources, furent mortellement atteints. Deux cents Allemands stationnés en bas du bourg contre-attaquèrent, la fusillade durant plusieurs heures. Puis l’occupant perquisitionna les maisons et s’empara d’une trentaine d’otages parmi les habitants et des personnes de passage, dont François Georges, arrêté vers 7h30, otages qui furent alignés devant l’église.
Après discussion entre le Maire de Vasles et le commandant du détachement allemand, ce dernier accepta de relâcher les habitants de la commune le lendemain si rien n’était entrepris contre ses hommes, mais le cas de François Georges – qui était étranger à la commune – fut disjoint et l’intéressé fut séparé des autres otages à 19h.
Son corps fut retrouvé le lendemain dans un champ à proximité du bourg après le départ du détachement allemand. Il avait été tué de plusieurs balles.
La dépouille de François Georges fut d’abord inhumée au cimetière de Lavausseau puis transférée à Champdeniers. Il fut reconnu Mort pour la France le 20 février 1945 et homologué Sergent-chef FFI le 19 juin 1947 avec comme date de prise de rang le 1er juin 1944. Il reçut le titre d’Interné Résistant le 26 décembre 1962
À Vasles, une stèle ornée de la Croix de Lorraine fut inaugurée en 1945 ; elle porte l’inscription suivante : « À la mémoire de GEORGES François assassiné par les Allemands le 25 août 1944. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article181973, notice GEORGES François, Henri, Louis par Dominique Tantin, version mise en ligne le 23 juin 2016, dernière modification le 10 septembre 2020.

Par Dominique Tantin

Stèle commémorative
Stèle commémorative
Crédit : MémorialGenWeb, Serge FAZILLEAU

SOURCES : DAVCC, Caen. — CRRL. — Mémorial Genweb

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