VAUDON Jean-Pierre

Par Alain Dalançon

Né le 15 août 1940 à Saint-Goussaud (Creuse), mort le 15 novembre 2007 à Paris (XVe arr.) ; professeur d’histoire-géographie , journaliste à l’Humanité (1980-1989), producteur de télévision ; militant du SNES ; militant communiste.

Fils de Jean-Baptiste Vaudon et de Renée Mareix, tous deux instituteurs, qui s’étaient mariés en 1935 à Sous-Parsat (Creuse), Jean-Pierre Vaudon effectua des études supérieures d’histoire et géographie à la faculté des lettres de Clermont-Ferrand (Puy-de Dôme). Il se maria jeune, en décembre 1958, avec Colette Dupont à Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme).

Il commença à enseigner en 1960, obtint le CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement de second degré), puis en 1970 une maîtrise d’histoire à l’université de Clermont-Ferrand ; son mémoire portait sur « Le Parti Communiste aux élections dans les arrondissements d’Issoire et de Thiers, de 1920 à 1936 », qui lui servit pour un article publié dans Le Mouvement social en 1971.

En 1970, nommé professeur certifié d’histoire-géographie au collège Henri IV de Poitiers, il fut rapidement investi de responsabilités. Il militait dans la tendance « Unité et Action » du Syndicat national des enseignements de second degré, était membre du bureau du S1 de son établissement et fut élu membre de la commission administrative académique en 1971 et 1973. Il participa au congrès national de Rouen en 1973.

Il adhéra au Parti communiste français en 1959 et milita surtout à l’Union des étudiants communistes à Clermont-Ferrand. Dans la Vienne, il entra au comité de la fédération communiste en 1971. Il fut réélu par la conférence fédérale de 1974.

Jean-Pierre Vaudon était surtout un intellectuel, militant politique passionné, qui aimait convaincre par la parole et l’écrit. Les relations qu’il put nouer avec la presse communiste l’amenèrent à changer de métier et à devenir journaliste à l’Humanité à partir de la rentrée de septembre 1980. Ses capacités lui permirent de gravir vite les échelons dans la rédaction, au service politique puis au service social dont il devint le chef adjoint. Doté d’une belle plume, il aimait également interviewer les gens, aussi bien les personnalités – comme Jack Ralite, ministre chargé de l’emploi, en juin 1984, sur les mesures en faveur de l’emploi et la réduction du temps de travail, – que les militants ou acteurs de la base. Ses camarades de la rédaction s’exprimèrent ainsi à l’annonce de son décès : « Nous gardons de lui le souvenir d’un journaliste précis, élégant et sensible ».

En 1989, il quitta l’Humanité et s’investit dans la production audiovisuelle en créant notamment une télévision généraliste sur internet : alibitivi.com., et en réalisant aussi des documentaires.

Il s’était remarié avec Catherine Naudeau, en 1975 à Bonnes (Vienne), dont il divorça en 1985, et se remaria en décembre 1998 à Paris (Xe arr.) avec Olga Koriakina. Il avait trois enfants.

Son goût pour l’histoire et la biographie l’avait conduit à rédiger quatre notices dans le Dictionnaire Maitron.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182005, notice VAUDON Jean-Pierre par Alain Dalançon, version mise en ligne le 24 juin 2016, dernière modification le 10 février 2020.

Par Alain Dalançon

ŒUVRE : « L’implantation du Parti communiste dans les milieux ruraux des arrondissements d’Issoire et de Thiers de 1920 à 1936 », Le Mouvement social, n° 74, Aspects du communisme français (1920-1945), janvier-mars, 1971, p. 75-98. — Documentaires : « D’éléphant en mammouth, du sud de l’Inde au nord de l’URSS » pour « Les sentiers du monde », RTBF, 1991. — « Les chemins de Compostelle », 1993. — « France : le chant de Sylvanès », de Jean-Pierre Vaudon, Bertilie Corpechot et Emmanuel Riche pour le magazine télévisé de Sylvain Augier, « Faut pas rêver » du 4 avril 1997.

SOURCES : Arch. du S3 de Poitiers du SNES. — Archives du comité national du PCF. — Maxime Vallée, La Fédération de la Vienne du Parti communiste français, de la mort de Maurice Thorez à la signature du Programme Commun (1964-1972) : essai d’Histoire du communisme local au prisme des archives de la Fédération de la Vienne du PCF. — Site www.humanité.fr. — État civil Saint-Goussaud. — Notes de Jacques Girault.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément