VIGO Louis

Par André Balent

Né le 14 octobre 1916 à Estagel (Pyrénées-Orientales), mort le 1er mai 1992 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; viticulteur propriétaire à Estagel ; militant du PCF ; syndicaliste paysan (FNSEA, MODEF, CGA) ; coopérateur agricole ; conseiller municipal d’Estagel.

Fils de Paul, Louis Vigo, agriculteur à Estagel, et de son épouse Carmen Tort, tous deux âgés de trente-et-un ans en 1916, Louis Vigo reprit l’exploitation familiale sur laquelle il pratiquait, pour l’essentiel, la viticulture. Il se maria à Estagel le 7 juin 1944 avec Louis, Marcelle, Joséphine Tresserras.

Il fut responsable des JC d’Estagel en 1935. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier de guerre. Il réussit à s’évader de son camp en Allemagne en janvier 1944 et à gagner Estagel en février. Très affaibli physiquement par le parcours périlleux qu’il venait d’accomplir, il dut être hospitalisé à Perpignan.

Vigo adhéra au PCF peu après la Libération (19 août 1944). Il devint rapidement un militant en vue du PCF, un bourg viticole de la vallée de l’Agly où ce parti qui s’y était implanté dans l’entre-deux guerres (Voir Barrère Marcel) avait pris la succession de guesdistes actifs et enracinés avant 1914 (Voir Soubielle Joseph).

Il siégea dans la municipalité à majorité communiste élue en 1953 alors qu’André Deloncle (PCF) était maire de la commune.

Il participa à la direction de la fédération départementale du PCF. Il fut élu au bureau fédéral en février 1953 et réélu à cette instance le 7 avril 1957, le 31 mai 1958, le 31 mai 1959 et 30 avril 1960. Élu au comité fédéral le 3 mai 1964 et le 13 juin 1965, il ne fut pas réélu en 1966.

Il fut candidat à l’élection cantonale du 20 avril 1958 dans le canton de Latour-de-France contre le sortant SFIO, Arthur Conte qui fut réélu.

Il exerça aussi des responsabilités dans la section d’Estagel du PCF, siégeant à son bureau. En mai 1962, ; lors de la conférence de section, celle-ci rassemblait quatre-vingt-onze adhérents dont onze femmes et cinq âgés de moins de trente ans répartis sur quatre communes (Estagel, Caudiès-de-Fenouillèdes, Maury et Caramany).

Louis Vigo fut également actif dans le syndicalisme paysan. En 1956 et 1957, il siégeait à la commission administrative départementale de la FNSEA. En 1959 et en 1961, il était un des dirigeants de la CGA (Confédération générale de l’agriculture) alors que cette organisation était tombée en léthargie. En 1962, il siégeait au bureau (départemental) de la Ligue des petits et moyens viticulteurs. Mais ce fut au MODEF (Mouvement de défense des exploitants familiaux), organisation proche du PCF qu’il consacra le plus clair de son énergie. Il en fut l’un des principaux créateurs et animateurs dans les Pyrénées-Orientales. Ce fut en tant qu’élu du MODEF qu’il devint le président de la cave coopérative agricole Aglya d’Estagel, structure dynamique qui sut assurer la mise en place d’une viticulture de qualité dans cette partie du Roussillon.

Malade, Louis Vigo mourut prématurément à Perpignan où il était hospitalisé. Roland Monells, secrétaire fédéral du PCF lui rendit hommage dans les colonnes du Travailleur catalan.

Il y a une avenue Louis-Vigo à Estagel.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182224, notice VIGO Louis par André Balent, version mise en ligne le 1er juillet 2016, dernière modification le 16 juin 2020.

Par André Balent

SOURCES : Arch comité national du PCF. — Arch. com. Estagel, état civil, acte de naissance de Louis Vigo et mentions marginales. — Archives de la fédération communiste des Pyrénées-Orientales publiées par Georges Sentis (éd.) : Éléments pour un dictionnaire des militants communistes des Pyrénées-Orientales dans les années 1945-1968, Lille, Marxisme/régions1998, non paginé. — Le Travailleur Catalan, en particulier le n° du 8 mai 1992 (nécrologie). — Roger Bernis, Roussillon politique du réséda à la rose… 1. Le temps de Quatrième (1944-1958), Toulouse, Privat, 1984, 286 p ; [p. 108]. — Georges Sentis, Les communistes et la Réistance dans les Pyrénées-Orientales. Biographies,, Lille, Marxisme/Régions, 1994, 182 p. [pp. 14-15].

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