BREUIL François, Eugène

Par Claude Pennetier

Né le 20 juin 1887 à Bagnot (Côte-d’Or), mort le 7 avril 1968 à Dijon ; cheminot ; trésorier général de l’Union des syndicats PLM (CGT) au moment des grèves de 1920.

Fils de François Breuil (1856-1927 à Bagnot), manouvrier (sur l’état civil), bûcheron, couvreur de chaume puis propriétaire cultivateur, conseiller municipal de Bagnot, et d’Eulalie Caillot (1859 Argilly-1949 Tourcoing), manouvrière, François Breuil titulaire du certificat d’études, « premier du canton », quitta l’école à quatorze ans en 1901. Il suivit plus tard les cours par correspondance de l’École Pigier et obtint un certificat d’études commerciales et de dactylographie.

François Breuil travailla comme bûcherons avant son service militaire au 131e de ligne. Il fut ensuite chef de gare à Seurre, pour le réseau PLM selon le recensement de 1911 mais la famille avait gardé le souvenir d’un « chef de train »

Marié août en 1911 à Bagnot avec Louise Augustine Ozanon, domicilié à Seurre, il eut une fille, Andrée, en 1912. Divorcé en 1921, il quitta Lyon pour Paris, evrs 1923, avec Juliette Vergne qui se maria avec lui, mais mourut en 1936. Il se remaria en janvier 1938 avec Renée Simone Michea, institutrice, dont il eut cinq enfants entre 1938 et 1949.

Au moment des grèves de 1920, il était trésorier général de l’Union des syndicats PLM et fut licencié du PLM. Il se porta en faux contre les accusations concernant Lucien Midol* qui n’était pas parti en Suisse avec la caisse du syndicat.

Il travailla à Lyon comme employé de bureau puis à Paris comme sous-chef de bureau au matériel chez Omer-Decugis aux halles de Paris de 1923 à 1927. Un cousin lui trouva ensuite une place au Sénégal pour le compte de la chambre de commerce. Il était inspecteur de contrôle du conditionnement des produits naturels du Sénégal en Casamance, à la tête d’une quarantaine de personnes. En octobre 1942, en congès en France, il ne put retourner au Sénégal en raison de l’hostilité du gouverneur qui n’appréciait pas son comportement antigouvernemental et antivichyste. Il revint au Sénégal en janvier 1945 mais retrouva définitivement l’hexagone en 1947.

Il travailla pour le service de la reconstruction puis tient une station service pendant que sa femme entrait au rectorat comme rédactrice.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18231, notice BREUIL François, Eugène par Claude Pennetier, version mise en ligne le 22 octobre 2008, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCE : Renseignements communiqués par son fils, également nommé François Breuil. — État civil de Bagnot.

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