CHANTDAVOINE Pierre, Charles

Né le 10 avril 1818 à Gentilly (Seine, Val-de-Marne) ; ouvrier ferblantier-lampiste domicilié à Gentilly ; quarante-huitard ; adhérent de l’AIT ; communard.

Enfant naturel de Claudine Chantdavoine, journalière, marié deux fois (dont une fois avec Augustine Prétisac dont il eut un fils Charles en avril 1847 à Paris), Pierre Chantdavoine eut quatre enfants. Ancien combattant de Février et de juin 1848, il fut condamné, en 1849 par le conseil de guerre de Paris, à vingt ans de travaux forcés pour faits insurrectionnels et amnistié en 1859. Il se fit remarquer comme orateur de réunions publiques en 1868 et 1869.

En 1870, il habitait Gentilly et se réfugia pendant le Siège, 21 rue Tiers à Paris (XIIIe arr.). Il fut alors lieutenant au 97e bataillon de la Garde nationale et appartint au Club démocrate socialiste du XIIIe arr. qui adhéra en bloc à l’Internationale, le 25 novembre 1870.
Sous la Commune, il exerça les fonctions de commissaire de police à Gentilly. Le 3e conseil de guerre le condamna, le 10 juillet 1874, aux travaux forcés à perpétuité. De Saint-Martin-de-Ré, il gagna la Nouvelle-Calédonie, où sa peine fut commuée en quinze ans de travaux forcés (1878) puis remise (1879). Il rentra en France par le bateau la Creuse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18243, notice CHANTDAVOINE Pierre, Charles, version mise en ligne le 8 octobre 2009, dernière modification le 3 juin 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/808 et H. Colonies n° 134. — Arch. Min Guerre, 3e conseil, dossier 1766. — Arch. PPo, listes d’amnistiés. — État civil de Gentilly. — Site Filae.

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