CANOVAS Alphonse

Par Robert Serre

Né le 1er aout 1922 à Marseille (Bouches-du-Rhône), exécuté le 31 juillet 1944 à Die (Drôme) ; maquisard des Forces françaises de l’intérieur (FFI) au Vercors.

Âgé de 22 ans, réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), résistant à Saint-Jean-en-Royans (Drôme), Alphonse Canovas était originaire de Marseille. Il intégra le maquis du Vercors avec ses camarades Henri Gagnol*, Jean Ordacière et Humbert Pedoyat. Ils se cachèrent après l’ordre de dispersion dans une grotte au pied du Grand Veymont. Connaissant mal la région, ils cherchèrent une issue la nuit et se retrouvèrent à Romeyer (Drôme) où ils purent enfin se ravitailler. Alors qu’ils faisaient réparer leurs chaussures, les Allemands arrivèrent. Les quatre maquisards n’eurent que le temps de sauter par une fenêtre et de se cacher dans un ravin. Mais ils furent découverts. Conduits à la prison de Die et interrogés, ils furent fusillés le 31 juillet 1944 par la Milice.
Son nom, orthographié Canova, figure sur la stèle des fusillés de Die. Il fut donné à une place du 15e arrondissement de Marseille par une délibération du 27 juillet 1946.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182464, notice CANOVAS Alphonse par Robert Serre, version mise en ligne le 11 juillet 2016, dernière modification le 30 octobre 2020.

Par Robert Serre

SOURCES : Archives départementales de la Drôme, 132 J 2. — Site museedelaresistanceenligne.org (plaque de Die, Robert Serre). — Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms. Veyer : Jean Veyer, Souvenirs… p. 73. — L-E Dufour, Drôme terre de liberté, PL-NT 1994, p. 195. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 269. — Jean Abonnenc, Il n’est pas trop tard pour parler de Résistance, imp. Cayol, Die, 2004. — Il n’est pas trop tard pour parler de Résistance, imp. Cayol, Die, 2004. 353. — Adrien Blès, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Marseille, Éd. Jeanne Laffitte, rééd. 2001. —Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 344.—renseignements Jean-Marie Guillon.

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