CARCASSONNE Adolphe, Joseph, Vital

Né le 15 mars 1826 à Marseille. Mort le 8 octobre 1894 à Marseille. Marié, sans enfant (il avait une nièce à sa charge). Commerçant et poète. Président de la Commune révolutionnaire de Marseille en 1870.

A 19 ans, il travaillait comme comptable à Marseille et fut exempté du service militaire pour une myopie très prononcée. En 1851, il fut poursuivi après le coup d’État et interné à Nîmes. Lorsqu’on le relâcha l’année suivante, il ne retrouva rien de son commerce marseillais en fournitures maritimes : à ce titre il obtint en 1881 une pension annuelle de 400 F. Il fut arrêté de nouveau après l’attentat d’Orsini.

Le 28 août 1870, il fut élu conseiller municipal de Marseille. Il appartint au Comité central de la Ligue du Midi et en fut le commissaire général dans les Bouches-du-Rhône. Lorsque, le 1er novembre, la ville se souleva à l’annonce de la trahison de Bazaine, il fut élu président de la Commune révolutionnaire ; il avait proposé de taxer les riches à 3 millions en faveur de la Ligue du Midi, et menacé de faire envahir l’Hôtel de Ville par les gardes civiques. C’était alors (Olivesi, op. cit., p. 114) un " petit homme grimaçant, portant lunettes, aux manières bourgeoises ", membre du Consistoire israélite de Marseille. Il ne fut pas arrêté, mais, redoutant les poursuites, préféra gagner la Suisse.

De 1874 à 1879, ses affaires prospérèrent à Genève ; il fournissait les blés de Marseille à la plupart des minoteries suisses et faisait également le commerce du savon. En 1878, il alla jusqu’à Perpignan sans être inquiété, et, la même année, candidat à la députation, il s’effaça à Marseille devant Blanqui. Puis ses moyens d’existence se réduisirent de plus en plus ; en 1879, il travaillait au courrier de la compagnie d’assurances la Confiance. De 1881 à 1886, il fut secrétaire particulier auprès du directeur du journal La Petite République française. En 1886, il était sans emploi et tenta vainement d’ouvrir une pension de famille ; il fut acculé à accepter 100 F par mois de son frère, négociant à Marseille, et à solliciter un débit de tabac.

Il est l’auteur de menus poèmes sans grand intérêt, mais n’a laissé aucun écrit politique ou social.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182640, notice CARCASSONNE Adolphe, Joseph, Vital, version mise en ligne le 19 juillet 2016, dernière modification le 17 janvier 2019.

SOURCES : Arch. PPo, B a/991. — Dictionnaire de biographie française. — Olivesi, La Commune de 1871 à Marseille et ses origines, Paris, 1950. — Gazette des Tribunaux, 21 juin 1871.

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