COPRÉAUX Victor, Henri

Né à Paris le 1er juin 1818 ; cordonnier ; militant révolutionnaire de 1848 ; communard en 1871.

Copréaux avait été une première fois condamné, le 12 mai 1837, par la cour d’assises de la Seine, à un an de prison pour tentative de vol. Capitaine de la garde républicaine en 1848, il avait participé à l’insurrection de Juin et avait été condamné, le 6 juin 1849, par le conseil de guerre de Paris, à dix ans de détention pour complot.

Après sa mise en liberté, il fut interné à Nantes et ne revint qu’en 1868 à Paris où il s’installa, 80, rue de la Mare (XXe). Il marié ou vivant en concubinage avec une femme dont il avait eu en 1871 deux enfants.

Pendant le Siège, il ne fit pas partie de la Garde nationale. Pendant la Commune de Paris, il fut lieutenant, puis capitaine au 174e bataillon fédéré. À la fin du mois d’avril 1871, il fut nommé commissaire de police du quartier de la Madeleine (VIIIe arr.). Sa femme (ou sa concubine) était employée par la Commission municipale du XXe arrondissement dans l’établissement confisqué aux sœurs de la Charité, rue de la Mare. Elle prétendit qu’il avait été fusillé, et plusieurs témoins qu’il avait été tué sur une barricade. Mais la police le croyait réfugié à Genève et il fut condamné par contumace, le 30 novembre 1872, à vingt ans de travaux forcés par le 6e conseil de guerre pour perquisitions et pillages illégaux. Sa compagne avait répondu aux policiers qui la questionnaient que « s’il vivait, elle l’aimait trop pour dire où il se trouvait. »

Copréaux était encore à Genève en 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182663, notice COPRÉAUX Victor, Henri, version mise en ligne le 19 juillet 2016, dernière modification le 21 novembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/855, n° 1807. — Arch. Min. Guerre, 6e conseil, dossier 579. — Arch. fédérales Berne (Suisse). Flüchtlinge. Carton 53, cote actuelle.

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