CABOSSEL Élise

Par Michel Dreyfus, notice complétée par Laure Piguet

Née le 28 juin 1900 à Rennes (Ille-et-Vilaine), morte le 23 février 1982 à Meyrin (canton de Genève, Suisse) ; employée de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et du Bureau international du travail (BIT) ; syndicaliste CGT puis FO.

Cliché Site 100elles.ch. Archives du BIT.

Élise Cabossel était la fille de Louis Cabossel, tanneur, militant de la Fédération CGT des Cuirs et Peaux, et de Jeanne Marie Joly. En 1918, elle obtint le diplôme de sténotypiste parlementaire de l’École supérieure des secrétaires de Paris. Après sa formation et un séjour à Mayence, elle occupa le poste de secrétaire de l’Union des syndicats d’Ille-et-Vilaine, puis, dès 1920, de secrétaire de Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la CGT. Également sténotypiste de discours, ce fut elle qui rédigea les procès-verbaux du bureau confédéral de la CGT dans l’entre-deux-guerres. Elle militait en outre au Syndicat des employés de Paris.

Au cours de la Seconde guerre mondiale, Élise Cabossel fut active dans la Résistance, à partir de septembre 1940. Elle était alors la secrétaire de Louis Saillant.

Elle était alors la secrétaire de Louis Saillant, membre du bureau confédéral de la CGT et de la Résistance clandestine au sein de Libération-Nord. À ce qu’il semble arrêtée en 1943 par la Gestapo, elle serait parvenue à s’échapper. Selon son curriculum vitae, elle aurait reçu la Croix de guerre lors de la Libération.

De 1945 à 1949, Cabossel poursuivit son activité à la CGT avant d’être engagée comme cheffe de service et sténotypiste de la CISL à Bruxelles. Entre 1950 et 1958, elle œuvra comme secrétaire de direction dans une usine de production de faïence en Afrique du Sud. De retour en Europe en 1959, elle s’installa à Genève où elle est engagée comme secrétaire à la Division des enquêtes sur la liberté syndicale au sein du BIT, secrétariat de l’Organisation internationale du travail (OIT). Jusqu’en 1976, elle enchaina les contrats à durée déterminée au sein de différents services de l’institution : Division de la main-d’œuvre, Groupe d’étude spécial pour le Centre international de Turin, Secrétariat du Directeur général adjoint, Cabinet du directeur général. En âge de prendre sa retraite, elle ne pouvait obtenir un contrat de longue durée, mais n’avait pas de pension suffisante pour cesser de travailler.

En septembre 1981, elle participa au meeting de rentrée de Force ouvrière aux côtés de l’épouse de Léon Jouhaux.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18276, notice CABOSSEL Élise par Michel Dreyfus, notice complétée par Laure Piguet, version mise en ligne le 31 août 2017, dernière modification le 22 novembre 2019.

Par Michel Dreyfus, notice complétée par Laure Piguet

Cliché Site 100elles.ch. Archives du BIT.

SOURCES : Arch. du BIT, dossier du service du personnel, P. 8528. — Force ouvrière hebdo, n° 1 705, 17 mars 1982. — Site Internet du Service historique des armées. — Ami, entends-tu..., organe du comité Morbihan-Côtes-d’Armor de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants de la Résistance), 2e trimestre 2008. — Notes de Louis Botella et de Claude Pennetier. — État civil en ligne cote 2E108 vue 141-142. — Site internet 100elles.ch .

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